Au nom du Père du Fils et du Saint Esprit
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Neuvaine pour la fête de la Divine Miséricorde par l'Institut du Christ-Roi
3ème jour :
Stabat Mater dolorosa, juxta crucem lacrimosa.
Séquence de la Fête de Notre Dame des Sept-Douleurs Nous voici au sommet du mont Calvaire, au pied de la Croix.
Il est bon de s'y tenir : du mont de la Transfiguration, l'Homme redescend pécheur, mais du Calvaire, il revient justifié. Il est bon de rester ici, avec Notre-Dame, toujours fidèle à Son Fils, même quand l'univers entier semble le rejeter.
Pleine de grâce, elle était la plus à même d'aimer très parfaitement celui qui était le plus parfaitement aimable.
Comme toute souffrance, la sienne est proportionnée à son amour : « l'âme n'est pas où elle habite, mais où elle aime[1]. » Voir souffrir ce qu'on aime, sans rien pouvoir faire, voilà qui rajoute la douleur à la douleur : Non
seulement elle Le voit souffrir, mais elle Le fait souffrir en étant
là ; elle est pour Lui une douleur de plus, et elle le sent d'une
manière pénétrante[2]. »
Il
faut souffrir pour gagner une âme et la rendre à Dieu. Les âmes qui
savent se tenir devant Dieu, voilà celles qui travaillent.
Dieu visite les âmes les plus pures et leur réserve les plus grandes douleurs, puisqu'elles sont les âmes les plus fortes.
Unissant en elles la pureté, la prière et la douleur, Dieu leur accorde alors de participer à l'Amour qui sauve.
Prière :
Ô Marie, qui, par votre Fiat,
autrefois, et pour l'Eternité, nous avez donné Votre Fils unique afin
que les hommes soient rendues à Dieu leur Père, apprenez-nous à nous
tenir, à votre imitation, debout, au pied de la Croix.
Par Votre Compassion, Vous avez collaboré à la Rédemption du genre humain.
Donnez-nous
de participer au redressement de Votre Royaume, en vous imitant, par
une âme tout à la fois pure, priante et patiente dans l'épreuve.
Ainsi soit-il.
[2] Huvelin (H.), L'amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Ed. Publiroc, Marseille, 1929, p. 153.
Une Dizaine de Chapelet Un chant: Mon pere je m'abandonne à toi
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