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En
venant au sanctuaire de Guadalupe, il peut nous arriver la même chose
qu’à Juan Diego, le voyant. Regarder la Mère avec nos douleurs, nos
peurs, nos désespoirs, nos tristesses et lui dire: ‘‘Que puis-je
apporter, moi, si je ne suis pas instruit ?’’ Regardons la
Mère avec des yeux qui disent : les situations qui nous ôtent la force
sont si nombreuses, qui font sentir qu’il n’y a pas de place pour
l’espérance, pour le changement, pour la transformation (…).
Dans
cette contemplation, écoutons-la une fois de plus nous redire : ‘‘Que
se passe-t-il mon fils le plus petit ? Qu’est-ce qui attriste ton cœur’’
(cf. Nican Mopohua, 107.118) ‘‘Ne suis-je pas ici moi, moi qui ai l’honneur d’être ta mère ?’’ (Ibid, 119).
Elle
nous dit qu’elle a l’‘’honneur’’ d’être notre mère. Cela nous donne la
certitude que les larmes de ceux qui souffrent ne sont pas stériles.
Elles sont une prière silencieuse qui monte vers le Ciel et qui trouve
toujours chez Marie une place sous son manteau. En elle et avec elle,
Dieu se fait frère et compagnon de route, partage avec nous la croix
pour que nous ne soyons pas écrasés par nos douleurs.
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