jeudi 31 mars 2016

DEMEURONS DANS LA PAIX

« La paix soit avec vous »


Le cœur de chaque chrétien devrait représenter en miniature l'Église catholique, puisque le même Esprit fait de l'Église tout entière aussi bien que de chacun de ses membres le Temple de Dieu (1Co 3,16). Comme il fait l'unité de l'Église qui, laissée à elle-même, se diviserait en de nombreux partis, ainsi il rend l'âme une, en dépit de ses divers goûts et facultés, de ses tendances contradictoires. De même qu'il donne la paix à la multitude des nations qui sont de par leur nature en discorde les unes avec les autres, de même il soumet l'âme à une gérance ordonnée et il établit la raison et la conscience comme souverains sur les aspects inférieurs de notre nature... Et soyons bien assurés que ces deux opérations de notre divin Consolateur dépendent l'une de l'autre. Tant que les chrétiens ne rechercheront pas l'unité et la paix intérieures en leur propre cœur, jamais l'Église elle-même ne sera dans la paix et l'unité au sein de ce monde qui les entoure. Et de façon à peu près semblable, tandis que l'Eglise à travers le monde est dans cet état de désordre lamentable que nous constatons, il n'est aucun pays en particulier, simple portion de cette Église, qui ne soit nécessairement lui-même dans un état de grande confusion religieuse.

C'est là une chose à laquelle il nous faut bien songer à l'heure actuelle, car elle tempérera nos espoirs et dissipera nos illusions ; nous ne pouvons pas espérer la paix chez nous si nous sommes en guerre au-dehors.

mercredi 30 mars 2016

Être vrai devant Dieu pour développer


Être vrai devant Dieu pour développer
une Vie authentique.

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Ne laissez pas les gens vous enfermer dans une boîte, ne jouez aucun rôle. Si vous vous laissez emprisonner, vous ne serez plus que la caricature de vous-même.
Vous trouverez toujours des gens pour vous dire qui vous devez être. Mais n’oubliez jamais que vous êtes la personne la mieux placée pour savoir ce que Dieu attend vraiment de vous. Et la meilleure façon de le savoir, c’est d’être vous-même !
Vous ne serez jamais pleinement épanoui, si vous n’êtes pas vous-même. Être vous-même vous rendra plus efficace, plus performant ; et vous serez en bénédiction pour les autres, aussi bien pour votre église locale que pour le royaume de Dieu.
Attention ! Il ne s’agit pas de faire uniquement ce que vous avez envie de faire ;mais il est plutôt question de ne pas subir les pressions que votre entourage voudrait vous imposer. 
Êtes-vous toujours en train de vous sacrifier pour les autres ? Bien sûr, il est parfaitement biblique d’aider son prochain, mais n’oubliez pas que vous avez également des besoins légitimes à satisfaire. Comme tout le monde, vous avez besoin d'affection, de repos, de soins... Par excès de zèle, trop de chrétiens ont refoulé leurs besoins et sont tombés dans une forme de déséquilibre qui frôle parfois la mortification.
Il est vrai que la Bible nous appelle à renoncer à nous-mêmes et à mettre les besoins des autres au même rang que les nôtres. Mais si, d’une manière excessive, nous renonçons constamment à nos besoins légitimes, un déséquilibre ne tardera pas à s’installer.
Ne cherchez surtout pas à vous comparer aux autres ! Le Saint-Esprit n’oindra jamais un acteur. Soyez vrai et transparent devant Dieu afin de développer une vie authentique. Cette vie découle d’une relation intime avec le Seigneur. Une telle proximité avec Dieu, lui permettra de réaliser son plan d’action pour vous.
Souvenez-vous : seule la vérité libère ! En étant faux et hypocrite, vous ne faites que vous lier vous-même et vous ne pourrez libérer ceux qui vous côtoient. Car, malheureusement, s’ils ont en face d’eux des gens qui jouent un rôle, ils ne pourront bénéficier de la réalité de la vie que Dieu voudrait déverser en eux.
L’hypocrisie porte de lourds préjudices à l’oeuvre de Dieu.
Soyez vous-même !
Bruno LEROY.

lundi 28 mars 2016

JOYEUSE PAQUE 2016
PAIX ET BONHEUR
Entretien

Jean Vanier : « Face aux attentats, réagissons en tant que chrétiens »

"Ces actes sont-il un appel pour nous ? Ou sont-ils l'occasion de sombrer dans le découragement, la peur et l’insécurité ?"


Jean Vanier - fr
© FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Aleteia : À 87 ans, vous qui vous êtes consacré toute votre vie aux personnes vulnérables, comment accueillez-vous votre propre vulnérabilité ?
Jean Vanier : Je suis fatigué mais ça va ! Mais j’aime être dépendant des autres vous savez, c’est génial… C’est une très bonne chose d’avoir besoin des autres, d’être guidé pour ne pas tomber, de pouvoir tendre la main. Être totalement autonome et n’avoir besoin de personne est triste. Enfin je dis cela aujourd’hui, mais cela changera peut-être ! Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve. Si la vulnérabilité ne me gène pas tellement, j’ai en revanche plus peur de déranger et de souffrir.
 
Vous dites que les gens « attendent une espérance », c’était d’ailleurs l’un des sous-titre de votre conférence à Paris en janvier dernier : l’espérance de l’accueil de la vulnérabilité. En quoi cette dernière peut-elle être source d’espérance ? 
Je ne sais pas ce qu’attendent ceux qui parlent avec espérance. J’ai surtout envie de demander aux gens : « Comment vivez-vous les attentats du 13 novembre ? Sont-ils un appel pour vous ? Ou est-ce l’occasion de sombrer dans le découragement, la peur et l’insécurité ? ». La question est finalement là : sommes-nous chrétiens ? Nous laissons-nous embobiner dans ce monde d’inquiétude ou de doute ? Mais c’est peut-être plus facile pour moi parce que je vis à la campagne, loin de Paris.
Je crois fermement aussi en la force de la communauté, le fait d’être ensemble et de se soutenir. Il faut créer des communautés dans lesquelles nous puissions partager nos difficultés, nos fragilités et recevoir un soutien, celui d’être ensemble et de grandir dans une mission commune. Le monde change à une vitesse folle. Nous avons vécu des années confortables et soudainement nous faisons face à une situation plus difficile financièrement, économiquement, politiquement, à tous les niveaux. Les gens sont fragilisés. Face à cette situation, nous avons tous notre rôle à jouer : œuvrons ensemble et ne passons pas notre temps à être tristes et inquiets !
Dans votre lettre de Noël, vous lanciez un appel à ce que nous soyons tous des artisans de paix. Où sont-ils dans notre société au vu des derniers événements violents ?
Je vois beaucoup de personnes, peut-être des gens plus simples, plus pauvres, qui sont plus ouvert aux autres. Plus nous sommes dans l’aisance, plus nous avons peur de perdre ce que nous possédons. Le secret de la paix est de reconnaître que j’ai besoin de l’autre. Être un homme ou une femme de paix, c’est accueillir l’autre différent et entrer en conversation amicale et ouverte avec lui. Dans notre quotidien stressé et pressé, comment être ouvert à l’autre ? Pour moi, être un artisan de paix, c’est tout simplement être ouvert aux autres. À l’autre qui est peut-être d’une religion différente, qui n’a pas la même foi que moi mais qui est un être humain et en tant que tels tous les hommes sont « super » et ont besoin qu’on les regarde avec le sourire. je trouve qu’il y a beaucoup d’hommes et femmes qui sont « super » et ouverts mais peut-être que ce sont le types de personnes qui viennent dans nos communautés…
Pensez-vous que le modèle communautaire vécu à l’Arche, puisse être appliqué à d’autres communautés, comme par exemple dans l’accompagnement des personnes âgées ? 
Oui oui, et cela a déjà commencé. Quelques animateurs essaient de rassembler les gens et de créer des communautés. Il y a une recherche aujourd’hui pour vivre ceux qui ont connu le découragement et qui recherchent donc cette idée d’être et de vivre ensemble, entre personnes différentes. Cet état d’esprit nous aide à grandir et je pense que l’un des avantages des attentats qui ont lieu à paris en novembre est que cela nous oblige à nous poser la question de l’avenir que nous voulons construire.
Beaucoup de gens savent qu’il faut trouver autre chose qu’un bon travail et être « gavé » d’argent. Je crois qu’il y a quand même de nombreuses personnes qui connaissent une sorte de réveil et se posent la question du sens du « vivre ensemble » ou d’ « être ensemble ». Le fait que certains soient volontaires pour dormir avec des sans-abris dans les cryptes des églises est édifiant. Les choses sont en train de changer et je suis certain que cela continuera. La pauvreté devient également bien plus visible, ce qui nous oblige tous, et pas uniquement des chrétiens, à nous poser de nouvelles questions. Nous sommes tous frères et sœurs ; le mendiant que je croise est mon frère ou ma sœur.
Si vous aviez un dernier message à faire passer lequel serait-il ?
Aie confiance en toi pour découvrir le chemin de vérité qui t’appartient. Tu es plus beau que tu n’oses le croire ! Les gens ont peut être perdu confiance dans la politique, mais le pire est qu’ils ont perdu confiance en eux-mêmes comme étant capable de faire bouger des choses.
Propos recueillis par Mathilde Rambaud
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28 mars – France : Départ du Grand Retour de Notre Dame de Boulogne (1943)

Une barque conduite par une statue en bois de la Vierge Marie…

Au VIIe siècle, une barque conduite par une statue en bois de la Vierge Marie accoste sur le rivage de Boulogne-sur-Mer, au nord de la France. Une église est alors édifiée sur les lieux de cette "apparition miraculeuse" pour abriter la statue. Aux  XIIe et XIIIe siècles, Boulogne devient une étape majeure sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et attire des foules. Mais la statue est brûlée lors de la Révolution.

Notre Dame de Boulogne réapparaît pendant la Seconde Guerre mondiale. Portées de paroisse en paroisse, quatre reproductions de la statue sillonnent la France de 1943 à 1948 de Lourdes à  Boulogne-sur-Mer. Ce voyage spectaculaire est orchestré par l’Eglise catholique qui veut ainsi provoquer un élan de retour à la foi et de conversions.

Ce pèlerinage du "grand retour" désignait le retour de la statue à Boulogne et le retour à la foi. Dans une France meurtrie par le conflit, les habitants y virent aussi une troisième signification : le retour de la paix.

Or la statue arriva à Boulogne au moment de la Libération. A Lussault-sur-Loire, elle passa le 14 juillet 1944, soit quelques jours seulement avant que le village ne soit libéré. Et à Pithiviers, elle fit étape en mai 1945, juste au moment des fêtes de la Victoire... 

Le singulier voyage de Notre-Dame de Boulogne