mercredi 17 août 2016
samedi 13 août 2016
la loi de l'amour
La pensée du jour du Top Chrétien. Par Bob Gass. Mercredi 10 août 2016. La loi de l’amour.
"Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres." Jean 13.3
Jésus est arrivé et a instauré une troisième loi : la loi de l'amour.
C'est ça la "loi de l'amour". Jésus en parle quand il dit : "Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres". Voilà qui a dû sembler extrême pour des gens qui vivaient encore sous l'autorité de deux lois très anciennes :
1. La vengeance. Avant Moïse, la vengeance gouvernait le pays : "Si tu me fais du mal, tu le paieras très cher". Les ennemis cherchaient par tous les moyens à régler les vieilles querelles pour éviter la vengeance car la vengeance était non seulement tolérée mais encouragée.
2. La rétribution. Au temps de Moïse, la vengeance est remplacée par la rétribution qui affirme "œil pour œil" (Lévitique 24.20). Vous pouviez faire à votre ennemi ce qu'il vous avait fait, mais pas plus. Ça peut sembler sévère à nos yeux mais à l'époque, il s'agissait d'un progrès majeur.
Puis Jésus est arrivé et a instauré une troisième loi : la loi de l'amour. Plus besoin de rendre coup pour coup, vous pouviez choisir de pardonner. Si vous ne pardonniez pas, vos prières restaient sans réponse. Ce nouveau commandement témoigne de l'amour inconditionnel de Dieu pour nous.
Une action pour aujourd'hui
La loi de l'amour devrait gouverner votre vie au quotidien.
vendredi 5 août 2016
Obsèques du P. Hamel : une mémoire pour bâtir la paix
Funérailles du P. Hamel, mardi 2 août, dans la cathédrale de Rouen. Sur le cercueil, une aube et une étole rouge ont été déposées. © Michael Bunel/CIRIC
Funérailles du P. Hamel, mardi 2 août, dans la cathédrale de Rouen. Sur le cercueil, une aube et une étole rouge ont été déposées. © Michael Bunel/CIRIC
Notre reporter a assisté aux funérailles du P. Hamel, mardi 2 août, dans la cathédrale de Rouen. Parmi la foule des 3 500 personnes rassemblées, il y avait beaucoup d’émotion, mais aussi de l’espoir.
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À propos de l'article
- Créé le 03/08/2016
- Publié par :Sophie Boutboul
- Édité par :Cécile Picco
- Publié dans Pèlerin
n°3 août 2016
La pluie battante tombait, mardi 2 août, sur les pavés du parvis de la cathédrale de Rouen (Seine-Maritime). Plusieurs milliers d’anonymes se pressaient sous des parapluies noirs ou bariolés pour assister aux obsèques du P. Jacques Hamel, assassiné, le mardi précédent, dans l’église Saint-Étienne de Saint-Étienne-du-Rouvray. « Jacques n’aurait pas aimé la foule, mais il aurait aimé sa communion », observait l’archevêque de Rouen, Mgr Lebrun avant la cérémonie.
2 000 personnes ont pu pénétrer dans l’édifice gothique, quand d’autres ont dû rester dehors face à un écran. À l’orée de l’allée centrale, près des nombreux cierges scintillants, un tableau représentant le P. Hamel réalisé par Omar Moubine, un peintre amateur tourangeau de religion musulmane, les accueillait. Aux côtés des catholiques, des représentants des Églises orthodoxe et protestante, mais aussi des communautés juive et musulmane assistaient à la célébration.
« La présence des musulmans aide à ne pas sombrer dans l’amalgame, à continuer à tisser des liens avec eux », certifiait Elodie, 28 ans, qui a vécu à Saint-Étienne-du-Rouvray. Assise dans la nef, les yeux emplis de larmes, elle poursuivait : « Nous allons essayer d’être solidaires, de continuer le chemin de paix et de fraternité, même si, aujourd’hui, c’est compliqué. Pour le moment, j’ai encore du mal à prier pour les assassins. » À quelques mètres d’elle, Bachar El Sayadi, le président de l’Union des musulmans de Rouen, soulignait l’importance de ce deuil collectif. « Nous sommes venus dire au revoir à notre frère et montrer que l’islam n’a rien à voir avec ce qui s’est passé », appuyait-il.
Murietta, 46 ans, bénévole dans les paroisses de Saint-Étienne-Du-Rouvray, une croix en bois autour du cou, louait aussi l’importance de cette union des communautés religieuses. « J’étais à la mosquée vendredi pour le prêche très émouvant de l’imam, retraçait-elle. Il est crucial qu’en de telles circonstances, nous, juifs, chrétiens et musulmans, soyons réunis. »
Le discours de la nièce du P. Hamel, Jessica Deleporte, a scellé cette volonté de fraternité. « Après Charlie Hebdo, j’avais prononcé cette phrase : "Oh mon Dieu... Puissions-nous garder tolérance et discernement." Je ne pensais pas devoir un jour m’appliquer cela à moi-même avec autant de force et de conviction, soufflait-elle en réprimant ses larmes, la voix nouée et tremblante. Mais je vais le faire et je vais réussir… pour toi. Comme toi, je choisis le respect, comme toi je choisis l’amour, comme toi je choisis l’autre. »
Avant d’ouvrir la cérémonie des funérailles, Mgr Lebrun confiait : « Je suis admiratif de la famille du P. Hamel, qui a choisi de mettre en avant, pour les obsèques, l’évangile selon saint Matthieu (5, 44), dans lequel Jésus dit : "Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent". Il faut recevoir cette parole même si elle peut sembler aujourd’hui au-delà de nos forces. » L’archevêque de Rouen a commenté ce passage de la Bible lors de son homélie, debout face au cercueil du P. Hamel, posé à même le sol de la cathédrale.
« Devant la réalité de cette mort aussi brutale qu’injuste et horrible, il faut puiser dans le fond de nos cœurs pour trouver la lumière, a-t-il déclaré. Le mal est un mystère. Il atteint des sommets d’horreur qui nous font sortir de l’humain. N’est-ce pas ce que tu as voulu dire, Jacques, par tes derniers mots ? Tombé à terre à la suite de premiers coups de couteau, tu essaies de repousser ton assaillant avec tes pieds, et tu dis : "Va-t’en, Satan" ; tu répètes : "Va-t’en, Satan". Tu exprimais alors ta foi en l’homme créé bon, que le diable agrippe. »
Dans l’assemblée, l’émotion se lisait sur les visages. Certains avaient les yeux embués ou fermés, quand d’autres se tenaient la tête entre les mains. Sylvie, une Rouennaise de 57 ans, était venue seule, serrant contre elle le recueil de prières réalisé pour les funérailles. « Je ne suis pas pratiquante, mais croyante, expliquait-elle. Ma présence résulte du travail du P. Hamel : redonner la foi. »
Parmi les 150 JMJistes revenus de Pologne et repérables, dans la cathédrale, à leur marinière, François, 19 ans, habitant de Rouen, racontait : « À Cracovie, nous avons été profondément touchés par cet attentat. Les terroristes veulent nous faire peur, nous empêcher de nous rassembler. Face à cela, être si nombreux aux JMJ était déjà un message d’espoir. » Près de lui, Blanche, 20 ans, acquiesçait. « Il faudra continuer à parler du P. Hamel. On nous a beaucoup encouragés à prier pour les deux terroristes, à comprendre tout le sens du mot miséricorde, poursuivait-elle. Nous avons revu le moment où Jean-Paul II est allé pardonner l’homme qui avait tenté de l’assassiner en 1981. C’est dur, mais il faut essayer de suivre son chemin. »
Roselyne Hamel, la sœur du P. Hamel, a ainsi rendu hommage aux valeurs de son frère : « Dieu t’a choisi pour être au service des autres afin de cultiver l’amour, le partage et la tolérance entre les peuples de toutes confessions, croyants ou non croyants, jusqu’à ton dernier souffle. Par le don de ta vie, la force de ta foi inébranlable, ton message est en marche. Apprenons à vivre ensemble, soyons des artisans de paix à notre manière. »
À la fin de la cérémonie sur le parvis de la cathédrale, était distribuée à tous une photo du P. Hamel avec ces mots : « Seigneur, nous te confions le P. Jacques Hamel et les victimes de tous les attentats. Fais de nous les témoins de ton espérance et des bâtisseurs de paix. »
2 000 personnes ont pu pénétrer dans l’édifice gothique, quand d’autres ont dû rester dehors face à un écran. À l’orée de l’allée centrale, près des nombreux cierges scintillants, un tableau représentant le P. Hamel réalisé par Omar Moubine, un peintre amateur tourangeau de religion musulmane, les accueillait. Aux côtés des catholiques, des représentants des Églises orthodoxe et protestante, mais aussi des communautés juive et musulmane assistaient à la célébration.
« La présence des musulmans aide à ne pas sombrer dans l’amalgame, à continuer à tisser des liens avec eux », certifiait Elodie, 28 ans, qui a vécu à Saint-Étienne-du-Rouvray. Assise dans la nef, les yeux emplis de larmes, elle poursuivait : « Nous allons essayer d’être solidaires, de continuer le chemin de paix et de fraternité, même si, aujourd’hui, c’est compliqué. Pour le moment, j’ai encore du mal à prier pour les assassins. » À quelques mètres d’elle, Bachar El Sayadi, le président de l’Union des musulmans de Rouen, soulignait l’importance de ce deuil collectif. « Nous sommes venus dire au revoir à notre frère et montrer que l’islam n’a rien à voir avec ce qui s’est passé », appuyait-il.
Murietta, 46 ans, bénévole dans les paroisses de Saint-Étienne-Du-Rouvray, une croix en bois autour du cou, louait aussi l’importance de cette union des communautés religieuses. « J’étais à la mosquée vendredi pour le prêche très émouvant de l’imam, retraçait-elle. Il est crucial qu’en de telles circonstances, nous, juifs, chrétiens et musulmans, soyons réunis. »
Le discours de la nièce du P. Hamel, Jessica Deleporte, a scellé cette volonté de fraternité. « Après Charlie Hebdo, j’avais prononcé cette phrase : "Oh mon Dieu... Puissions-nous garder tolérance et discernement." Je ne pensais pas devoir un jour m’appliquer cela à moi-même avec autant de force et de conviction, soufflait-elle en réprimant ses larmes, la voix nouée et tremblante. Mais je vais le faire et je vais réussir… pour toi. Comme toi, je choisis le respect, comme toi je choisis l’amour, comme toi je choisis l’autre. »
Avant d’ouvrir la cérémonie des funérailles, Mgr Lebrun confiait : « Je suis admiratif de la famille du P. Hamel, qui a choisi de mettre en avant, pour les obsèques, l’évangile selon saint Matthieu (5, 44), dans lequel Jésus dit : "Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent". Il faut recevoir cette parole même si elle peut sembler aujourd’hui au-delà de nos forces. » L’archevêque de Rouen a commenté ce passage de la Bible lors de son homélie, debout face au cercueil du P. Hamel, posé à même le sol de la cathédrale.
« Devant la réalité de cette mort aussi brutale qu’injuste et horrible, il faut puiser dans le fond de nos cœurs pour trouver la lumière, a-t-il déclaré. Le mal est un mystère. Il atteint des sommets d’horreur qui nous font sortir de l’humain. N’est-ce pas ce que tu as voulu dire, Jacques, par tes derniers mots ? Tombé à terre à la suite de premiers coups de couteau, tu essaies de repousser ton assaillant avec tes pieds, et tu dis : "Va-t’en, Satan" ; tu répètes : "Va-t’en, Satan". Tu exprimais alors ta foi en l’homme créé bon, que le diable agrippe. »
Dans l’assemblée, l’émotion se lisait sur les visages. Certains avaient les yeux embués ou fermés, quand d’autres se tenaient la tête entre les mains. Sylvie, une Rouennaise de 57 ans, était venue seule, serrant contre elle le recueil de prières réalisé pour les funérailles. « Je ne suis pas pratiquante, mais croyante, expliquait-elle. Ma présence résulte du travail du P. Hamel : redonner la foi. »
Parmi les 150 JMJistes revenus de Pologne et repérables, dans la cathédrale, à leur marinière, François, 19 ans, habitant de Rouen, racontait : « À Cracovie, nous avons été profondément touchés par cet attentat. Les terroristes veulent nous faire peur, nous empêcher de nous rassembler. Face à cela, être si nombreux aux JMJ était déjà un message d’espoir. » Près de lui, Blanche, 20 ans, acquiesçait. « Il faudra continuer à parler du P. Hamel. On nous a beaucoup encouragés à prier pour les deux terroristes, à comprendre tout le sens du mot miséricorde, poursuivait-elle. Nous avons revu le moment où Jean-Paul II est allé pardonner l’homme qui avait tenté de l’assassiner en 1981. C’est dur, mais il faut essayer de suivre son chemin. »
Roselyne Hamel, la sœur du P. Hamel, a ainsi rendu hommage aux valeurs de son frère : « Dieu t’a choisi pour être au service des autres afin de cultiver l’amour, le partage et la tolérance entre les peuples de toutes confessions, croyants ou non croyants, jusqu’à ton dernier souffle. Par le don de ta vie, la force de ta foi inébranlable, ton message est en marche. Apprenons à vivre ensemble, soyons des artisans de paix à notre manière. »
À la fin de la cérémonie sur le parvis de la cathédrale, était distribuée à tous une photo du P. Hamel avec ces mots : « Seigneur, nous te confions le P. Jacques Hamel et les victimes de tous les attentats. Fais de nous les témoins de ton espérance et des bâtisseurs de paix. »
dimanche 31 juillet 2016
Tenez bon !
"Ne pensez plus aux événements passés.
Et ne considérez plus ce qui est ancien. Voici, je vais faire une chose
nouvelle, sur le point d'arriver : Ne la connaîtrez-vous pas ? Je
mettrai un chemin dans le désert, et des fleuves dans la solitude." Esaïe 43.18-19
Je
me souviens d'une époque au début de mon ministère, où nous donnions
une série de conférences en Californie. L'assistance était peu nombreuse
et ne comptait que 100 à 150 personnes. J'étais reconnaissante pour ce
que Dieu accomplissait par moi, mais en même temps, j'aspirais à plus.
Je savais que j'étais appelée à prêcher au monde et ces petites réunions
me paraissaient vraiment en-deçà de ce que Dieu voulait faire dans ma
vie. L'impatience me gagnait. J'étais vulnérable aux attaques de
l'ennemi.
Alors faites-lui pleinement confiance !Une société de relations publiques a entendu une de mes émissions à la radio et a pris contact avec moi. Ils m'ont dit qu'ils pourraient m'aider et qu'ils étaient en mesure de me faire connaître. En échange d'une certaine somme, ils feraient décoller mon ministère et me rendraient célèbre.
J'ai eu très envie d'accepter leur offre. J'en avais assez de tenir des réunions insignifiantes et de ne pas pouvoir réaliser ce qui me semblait être l'appel de Dieu pour moi. J'étais tentée de penser que c'était peut-être la façon choisie par Dieu pour donner de l'envergure à mon ministère. Peut-être était-ce là la réponse ?
Dave, mon mari, est venu à mon secours. Il m'a rappelé ce que je savais déjà au fond de mon cœur : ce n'était pas ainsi qu'il fallait procéder. Ce que ces gens me proposaient n'était qu'une imitation bon marché de ce que Dieu voulait faire dans ma vie et dans mon ministère. Malgré l'envie que j'avais de donner suite, j'ai donc refusé l'offre de cette société.
Je me revois encore pleurant sur mon lit dans cet hôtel de Californie. Je désirais de toutes mes forces aller de l'avant, mais j'avais l'impression d'être engluée, incapable de la moindre avancée. Dieu m'a parlé dans ce moment de faiblesse et m'a dit que si j'acceptais de m'attendre à lui, il serait mon agent de relations publiques ; c'est lui qui ferait connaître son nom et prospérer le ministère auquel il m'avait appelée. Dieu est fidèle ! Il a tenu parole.
Dieu vous ouvrira toujours un chemin dans la tempête. Il vous encouragera et vous donnera les réponses que vous attendez, pourvu que vous teniez bon. Peut-être n'avancez-vous pas, mais assurez-vous au moins que vous n'êtes pas en train de reculer.
Une action pour aujourd'hui
Tenez bon et attendez-vous à Dieu. Il vous fera sortir de la tempête ! Il est maître du temps et des circonstances que vous traversez. Alors, faites-lui pleinement confiance.
Alors faites-lui pleinement confiance !Une société de relations publiques a entendu une de mes émissions à la radio et a pris contact avec moi. Ils m'ont dit qu'ils pourraient m'aider et qu'ils étaient en mesure de me faire connaître. En échange d'une certaine somme, ils feraient décoller mon ministère et me rendraient célèbre.
J'ai eu très envie d'accepter leur offre. J'en avais assez de tenir des réunions insignifiantes et de ne pas pouvoir réaliser ce qui me semblait être l'appel de Dieu pour moi. J'étais tentée de penser que c'était peut-être la façon choisie par Dieu pour donner de l'envergure à mon ministère. Peut-être était-ce là la réponse ?
Dave, mon mari, est venu à mon secours. Il m'a rappelé ce que je savais déjà au fond de mon cœur : ce n'était pas ainsi qu'il fallait procéder. Ce que ces gens me proposaient n'était qu'une imitation bon marché de ce que Dieu voulait faire dans ma vie et dans mon ministère. Malgré l'envie que j'avais de donner suite, j'ai donc refusé l'offre de cette société.
Je me revois encore pleurant sur mon lit dans cet hôtel de Californie. Je désirais de toutes mes forces aller de l'avant, mais j'avais l'impression d'être engluée, incapable de la moindre avancée. Dieu m'a parlé dans ce moment de faiblesse et m'a dit que si j'acceptais de m'attendre à lui, il serait mon agent de relations publiques ; c'est lui qui ferait connaître son nom et prospérer le ministère auquel il m'avait appelée. Dieu est fidèle ! Il a tenu parole.
Dieu vous ouvrira toujours un chemin dans la tempête. Il vous encouragera et vous donnera les réponses que vous attendez, pourvu que vous teniez bon. Peut-être n'avancez-vous pas, mais assurez-vous au moins que vous n'êtes pas en train de reculer.
Une action pour aujourd'hui
Tenez bon et attendez-vous à Dieu. Il vous fera sortir de la tempête ! Il est maître du temps et des circonstances que vous traversez. Alors, faites-lui pleinement confiance.
Joyce Meyer
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