vendredi 5 juin 2020

jusqu'à présent, j'ai proclamé tes merveilles. 
Et moi, je te rendrai grâce sur la harpe pour ta vérité, ô mon Dieu ! Je jouerai pour toi de ma cithare, Saint d'Israël ! 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,38-44.
En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, 
les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. 
Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » 
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. 
Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. 
Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. 
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Bulle
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582)
carmélite, docteur de l'Église
Poésie « Vivo sin vivir en mí » (Œuvres complètes; trad. par Mère Marie du Saint-Sacrement; les Éd. du Cerf, 1995, p. 1221)

« Elle a tout donné »
Je vis mais sans vivre en moi ;
Et mon espérance est telle
Que je meurs de ne pas mourir.
Je vis déjà hors de moi
Depuis que je meurs d'amour ;
Car je vis dans le Seigneur
Qui m'a voulue pour lui.
Quand je lui donnai mon cœur,
Il y inscrivit ces mots : 
Je meurs de ne pas mourir. (...)
Ah ! qu'elle est triste la vie, 
Où l'on ne jouit pas du Seigneur ! 
Et si l'amour lui-même est doux
La longue attente ne l'est pas ;
Ôte-moi, mon Dieu, cette charge
Plus lourde que l'acier,
Car je meurs de ne pas mourir.
Je vis dans la seule confiance
Que je dois un jour mourir, 
Parce que, par la mort, c'est la vie
Que me promet mon espérance.
Mort où l'on gagne la vie, 
Ne tarde pas, puisque je t'attends,
Car je meurs de ne pas mourir.
Vois comme l'amour est fort (Ct 8,6) ; 
Ô vie, ne me sois pas à charge ! 
Regarde ce qui seul demeure : 
Pour te gagner, te perdre ! (Lc 9,24)
Qu'elle vienne la douce mort ! 
Ma mort, qu'elle vienne bien vite,
Car je meurs de ne pas mourir.
Cette vie de là-haut,
Vie qui est la véritable,
– Jusqu'à ce que meure cette vie d'ici-bas –
Tant que l'on vit on n'en jouit pas.
Ô mort ! ne te dérobe pas.
Que je vive puisque déjà je meurs,
Car je meurs de ne pas mourir.
Ô vie, que puis-je donner
À mon Dieu qui vit en moi
Si ce n'est de te perdre, toi, 
Pour mériter de le goûter ! 
Je désire en mourant l'obtenir, 
Puisque j'ai si grand désir de mon Aimé
Que je meurs de ne pas mourir.

jeudi 4 juin 2020

Vendredi 5 Juin
Le vendredi de la 9e semaine du temps ordinaire  
Calendrier ordinaire
Voir le commentaire ci-dessous

St Boniface Bse Marguerite Lucie SzewczykEn savoir plus

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 3,10-17.
Mais toi, tu m’as suivi pas à pas dans l’enseignement, la manière de diriger et les projets, dans la foi, la patience, la charité et la persévérance, 
dans les persécutions et les souffrances, celles qui me sont arrivées à Antioche, à Iconium et à Lystres, toutes les persécutions que j’ai subies. Et de tout cela le Seigneur m’a délivré. 
D’ailleurs, tous ceux qui veulent vivre en hommes religieux dans le Christ Jésus subiront la persécution. 
Quant aux hommes mauvais et aux charlatans, ils iront toujours plus loin dans le mal, ils seront à la fois trompeurs et trompés. 
Mais toi, demeure ferme dans ce que tu as appris : de cela tu as acquis la certitude, sachant bien de qui tu l’as appris. 
Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures : elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse, en vue du salut par la foi que nous avons en Jésus Christ. 
Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ; 
grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien. 

Psaume 119(118),157.160.161.165.166.168.
Ils sont nombreux mes persécuteurs, mes oppresseurs ; je ne dévie pas de tes exigences. 
Le fondement de ta parole est vérité ; éternelles sont tes justes décisions. 
Des grands me persécutent sans raison ; mon cœur ne craint que ta parole. 
Grande est la paix de qui aime ta loi ; jamais il ne trébuche. 
Seigneur, j'attends de toi le salut : j'accomplis tes volontés. 
J'observe tes exigences et tes préceptes : toutes mes voies sont devant toi.

Espoir des désespérés

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Dieu « marche au milieu de nous », selon les 
Les voies du Seigneur sont amour et vérité 
pour qui veille à son alliance et à ses lois. 
Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ; 
à ceux-là, il fait connaître son alliance. 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,28b-34.
En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? » 
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. 
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’ 
Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » 
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. 
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » 
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger. 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Bulle
Vénérable Madeleine Delbrêl (1904-1964)
missionnaire des gens des rues
Réaliser dès cette terre l’amour pour lequel Dieu nous a créés (La joie de croire, éd. du Seuil, 1968, p. 71-72 ; rev.)

Les deux commandements de l’amour
C’est Dieu que nous aimons, c’est l’amour de Dieu le premier commandement ; mais le second lui est semblable, c'est-à-dire que c’est seulement à travers les autres que nous pouvons rendre amour pour amour à Dieu.
Le danger, c’est que le deuxième commandement devienne le premier. Mais nous avons une preuve de contrôle, c’est d’aimer chaque homme, c’est d’aimer le Christ, c’est d’aimer Dieu dans chaque homme, sans préférence, sans catégories, sans exception.
Le deuxième danger c’est que nous ne le puissions pas, et nous ne le pourrons pas si nous séparons la charité de la foi et de l’espérance.
La foi et l’espérance, c’est la prière qui les donne. Sans prier, nous ne pourrons pas aimer. (…)
C’est la foi et c’est l’espérance, dilatées par la prière, qui débarrasseront le chemin de notre amour de son obstacle le plus encombrant : le souci de nous-mêmes.
Le troisième danger sera d’aimer non « comme Jésus nous a aimés », mais à la mode humaine. Et c’est peut-être le plus grand des dangers. (…)
Ce n’est pas notre amour que nous avons à donner : c’est l’amour de Dieu. L’amour de Dieu qui est une personne divine, qui est le don de Dieu à nous, mais qui reste un don, qui doit pour ainsi dire nous traverser, nous transpercer pour aller ailleurs, pour aller dans les autres.

mardi 2 juin 2020


PAROLE DE VIE - JUIN 2020


« Qui vous accueille m’accueille moi-même, et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé » (Mt 10,40)
 
Dans ce chapitre de l’Évangile de Matthieu, Jésus choisit les Douze et les envoie annoncer son message.
 
Ils sont nommés un par un, signe de la relation personnelle construite avec le Maître, qu’ils ont suivi depuis le début de sa mission. Ils ont connu sa personnalité, sa proximité avec les malades, les pêcheurs et ceux qui sont considérés possédés par le diable. Jésus se fait proche de toutes ces personnes rejetées et mal jugées. Ce n’est qu’après ces signes concrets de l’amour pour son peuple que Jésus annonce que le Royaume de Dieu est proche.
 
Les apôtres sont donc envoyés au nom de Jésus, comme ses « ambassadeurs » et, à travers eux, c’est lui qui doit être accueilli.
 
Souvent les grands personnages de la Bible, quand ils ont ouvert leur cœur à un hôte inattendu, reçoivent la visite de Dieu même.
 
Aujourd’hui encore, surtout dans les cultures qui ont maintenu un sens communautaire fort, même inconnu, l’hôte est sacré et on prépare pour lui la meilleure place.
 
« Qui vous accueille m’accueille moi-même, et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé »
 
Jésus instruit les Douze : ils doivent se mettre en route, partir avec peu de bagages, une seule tunique… Il faut qu’ils se laissent traiter en hôtes, qu’ils acceptent les attentions des autres avec humilité, qu’ils offrent gratuitement de guérir les malades, qu’ils soient proches des pauvres et apportent à tous la paix. Comme Jésus, ils devront être patients quand ils ne seront pas compris, accepter les persécutions, sûrs que l’amour du Père les assistera.
 
De cette façon, ceux qui auront la bonne fortune de rencontrer l’un d’entre eux pourront vraiment connaître la tendresse de Dieu.
 
« Qui vous accueille m’accueille moi-même, et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé »
 
Comme les disciples, tous les chrétiens ont une mission : témoigner avec douceur, d’abord par la vie, puis par la parole, de l’amour de Dieu qu’ils ont eux-mêmes rencontré, afin que cela devienne une réalité joyeuse pour beaucoup, pour tous. Et de même qu’ils ont été accueillis par Dieu malgré leurs fragilités, leur premier témoignage sera justement d’accueillir leurs frères avec prévenance.
 
Dans une société souvent marquée par la recherche égoïste du succès et de l’autonomie, les chrétiens sont appelés à montrer la beauté de la fraternité, dans laquelle nous sentons le besoin des autres.
 
« Qui vous accueille m’accueille moi-même, et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé »
 
Voici ce qu’écrivait Chiara Lubich à propos de l'accueil évangélique : « Jésus a été la manifestation de l’amour pleinement accueillant du Père du Ciel pour chacun de nous et de l’amour que nous devrions, en conséquence, avoir les uns pour les autres […]. Efforçons-nous alors de vivre cette Parole de vie en premier lieu dans nos familles, associations, communautés, groupes de travail, en éliminant en nous les jugements, les discriminations, les préjugés, le ressentiment, l’intolérance envers tel ou tel prochain, qui sont si faciles et si fréquents mais qui compromettent les relations humaines et empêchent l’amour réciproque […]. L’accueil de l’autre, de ceux qui sont différents de nous, est à la base de l’amour chrétien. C’est le point de départ, le premier degré pour construire la civilisation de l’amour, la culture de communion à laquelle Jésus nous appelle surtout aujourd’hui (1). »
 
Letizia Magri
Commission Parole de Vie
 

Le Dieu des vivants
C'est une vérité fondamentale que l'Écriture et la Tradition ne cessent d'enseigner et de célébrer : « Le monde a été créé pour la gloire de Dieu ». Dieu a créé toutes choses, explique saint Bonaventure, « non pour accroître sa gloire, mais pour manifester et communiquer cette gloire ». Car Dieu n'a pas d'autre raison pour créer que son amour et sa bonté : « C'est la clé de l'amour qui a ouvert sa main pour produire les créatures » (S. Thomas d'Aquin). (...)
La gloire de Dieu c'est que se réalise cette manifestation et cette communication de sa bonté en vue desquelles le monde a été créé. Faire de nous « des fils adoptifs par Jésus Christ : tel fut le dessein bienveillant de sa volonté à la louange de gloire de sa grâce » (Ep 1,5-6). « Car la gloire de Dieu, c'est l'homme vivant, et la vie de l'homme, c'est la vision de Dieu : si déjà la révélation de Dieu par la création procura la vie à tous les êtres qui vivent sur la terre, combien plus la manifestation du Père par le Verbe procure-t-elle la vie à ceux qui voient Dieu » (S. Irénée). La fin ultime de la création, c'est que Dieu, « qui est le Créateur de tous les êtres, devienne enfin ‘tout en tous’ (1 Co 15,28), en procurant à la fois sa gloire et notre béatitude » (Vatican II).