jeudi 5 mai 2016

Le Christ nous ouvre le chemin


      « Dans la maison de mon Père beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ? » (Jn 14,2)... Le Seigneur savait que beaucoup de ces demeures étaient déjà prêtes et attendaient l'arrivée des amis de Dieu. Il donne donc un autre motif à son départ : préparer la route à notre ascension vers ces places du ciel en frayant un passage, alors qu'auparavant cette route était impraticable pour nous. Car le ciel était absolument fermé aux hommes, et jamais aucun être de chair n'avait pénétré dans ce très saint et très pur domaine des anges.

      C'est le Christ qui a inauguré pour nous ce chemin vers les hauteurs. En s'offrant lui-même à Dieu le Père comme les prémices de ceux qui dorment dans les tombeaux de la terre, il a permis à la chair de monter au ciel, et il a été lui-même le premier homme à apparaître à ses habitants. Les anges ne connaissaient pas le mystère grandiose d'une intronisation céleste de la chair. Ils voyaient avec étonnement et admiration cette ascension du Christ. Presque troublés à ce spectacle inconnu, ils s'écriaient : « Qui est celui-là qui arrive d'Édom ? » (Is 63,1), c'est-à-dire de la terre. Mais l'Esprit n'a pas permis qu'ils demeurent dans l'ignorance... Il a ordonné qu'on ouvre les portes devant le Roi et Seigneur de l'univers : « Princes, ouvrez vos portes, portes éternelles : qu'il entre, le roi de gloire ! » (Ps 23,7 LXX)

      Donc, notre Seigneur Jésus Christ a inauguré pour nous « cette voie nouvelle et vivante » ; comme le dit saint Paul, « il n'est pas entré dans un sanctuaire construit par les hommes, mais dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu » (He 10,20; 9,24).

mardi 3 mai 2016

Medjugorje, message du 25 avril 2016
 
« Chers enfants, mon Cœur Immaculé saigne tandis que je vous regarde dans le péché et dans l'habitude du péché. Je vous appelle : revenez à Dieu et à la prière, afin que vous vous en trouviez bien sur la terre. Dieu, à travers moi, vous appelle : que vos cœurs soient espérance et joie pour tous ceux qui sont loin. Que mon appel vous soit un baume pour l'âme et le cœur afin que vous glorifiiez Dieu le Créateur qui vous aime et qui vous invite à l'éternité. Petits enfants, la vie est brève. Vous, profitez de ce temps pour faire le bien! Merci d'avoir répondu à mon appel.»
 
 
Commentaire du message : « Mon Cœur Immaculé saigne ». Comment peut-on imaginer le cœur de la sainte Vierge souffrant autant par nos péchés ? Pire encore par notre habitude à pécher ? Nous sommes dans cette disposition plus ou moins constante d'agir sans se préoccuper si l'on blesse nos frères et à travers eux, la Vierge Marie et son Fils. L'éloignement de l'Amour de Dieu a pour conséquence des cœurs endurcis …et le Cœur Immaculé de Marie saigne ! Mais qui sommes-nous pour faire autant souffrir la Reine de la Paix ?
La sainte Vierge le sait bien, nous sommes faibles et nous tombons facilement. Pour éviter de trop tomber et pour nous relever, elle nous demande de revenir à la prière, lien direct d'union à Dieu et quel rayonnement d'amour ! Alors guérissons le cœur de notre Mère par notre conversion qui marque un véritable retour à Dieu. Prions les uns pour les autres et laissons un espace à l'Esprit Saint.
Dieu désire ardemment nous transformer pour nous former à accueillir le désir d'aimer. Avons-nous oublié d'aimer ? Pourtant, le plus grand commandement de Jésus n'est il pas d'aimer ? « Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour ». Jean 4, 8.
Et si notre cœur se remplit d'amour, tout ce que nous faisons est bon et l'amour nous apprend le chemin vers le bien. Notre existence est si courte ! Nous ne faisons qu'un passage éclair sur cette terre, mais il est si précieux pour le salut de nos âmes que la Vierge ne cesse de nous appeler au retour à Dieu. C'est le chemin le plus court pour vivre en vérité notre vie sur terre. Mais cela dépend tellement de notre volonté à nous abandonner à l'amour de Dieu.
En répondant à l'appel que nous lance inlassablement Marie par ses messages, nous deviendrons à notre tour ce baume d'espérance, de joie et d'amour pour panser et réparer le Cœur Immaculé de notre Mère. Et nous réparerons ainsi le cœur de l'humanité.
Seigneur, que ton amour soit au centre de notre existence et au cœur de notre vie chrétienne. Quel plus beau cadeau que de vivre d'amour ? Dieu, Tu es l'Amour qui nous attire vers l'éternité.
● Véronique, animatrice

Toile de Miséricorde

Toile de Miséricorde

Mgr Norbert TuriniMgr Norbert Turini, évêque de Perpignan et Président du Conseil pour la Communication de la Conférence des évêques de France, explique la démarche de l’Eglise catholique pour la 50ème Journée Mondiale de la Communication, dimanche 8 mai 2016.
Le dimanche 8 mai prochain, l’Eglise Universelle, à l’invitation du Pape François et du tout nouveau Secrétariat pour la Communication, célébrera la 50ème Journée Mondiale de la Communication.
Occasion de sensibiliser les catholiques à la réalité de la communication et des médias, de prier pour ces professionnels et tous ceux qui sont engagés sur ce champ pastoral et enfin de solliciter la générosité des diocésains afin de participer au financement de la présence de l’Eglise dans les médias, cette journée a été instaurée par le décret conciliaire Inter Mirifica en 1963. Mise en place en 1967 et célébrée en France le premier dimanche de février, pendant de longues années jusqu’en 2008, c’est maintenant le dimanche entre l’Ascension et la Pentecôte, que cette journée mondiale nous invite à nous mobiliser pour une meilleure communication.
Cette année, pour cette cinquantième Journée et dans le cadre du Jubilé de la Miséricorde, le Pape François nous invite à réfléchir et à agir sur le thème « Communication et Miséricorde : une rencontre féconde ». Dans son beau message, publié le 24 janvier dernier, jour de la Saint François de Sales, patron des écrivains et des journalistes, le Saint-Père nous rappelle que « la communication a le pouvoir de créer des ponts, de favoriser la rencontre et l’inclusion, enrichissant ainsi la société ». Ecouter, dialoguer, se faire proche de l’autre, échanger ses convictions sans les asséner comme un coup de massue à force d’anathèmes et d’injures, sont des attitudes nécessaires pour vivre en chrétien dans ce monde médiatique. Et ceci d’autant plus sur internet où les raccourcis et les invectives font florès.
C’est pourquoi le Conseil de la Communication de la CEF lance à partir du lundi 2 mai, l’opération « Toile de Miséricorde » avec le #eMiséricorde, afin que la cathosphère, comme on dit, se mobilise pour être actrice de miséricorde à l’occasion du Dimanche consacré à la Communication. En effet, pour reprendre les termes du Pape François, « les e-mails, sms, réseaux sociaux, chat peuvent, eux aussi, être des formes de communication pleinement humaines. Ce n’est pas la technologie qui décide si la communication est authentique ou non, mais le cœur de l’homme et sa capacité de bien user des moyens mis à sa disposition. Les réseaux sociaux sont capables de favoriser les relations et de promouvoir le bien de la société, mais ils peuvent aussi conduire plus tard à des polarisations et des divisions entre les personnes et les groupes. Le domaine numérique est une place, un lieu de rencontre, où l’on peut caresser ou blesser, avoir une discussion profitable ou faire un lynchage moral. »
Que nos écrits et nos paroles comme nos gestes, sur les réseaux sociaux comme dans la vie quotidienne, puissent tisser une véritable « Toile de Miséricorde » !
Mgr Norbert Turini
Evêque de Perpignan et Président du Conseil pour la Communication

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dimanche 1 mai 2016

https://youtu.be/zm8NcNLL2XA?t=276
« Nous espérons que le Seigneur ordonnera le monde d’une manière nouvelle. Il est le seul à pouvoir faire de l’humanité une famille, à pouvoir faire ressortir les distinctions entre les peuples, pour que, dans la splendeur de chacun, mise au service des autres, brille l’unique lumière de la vie qui, en embellissant la patrie terrestre, en fait l’antichambre de la patrie éternelle*. »
BON MOIS DE MARIE ET AIMONS EN ELLE CHACUN ...

Mai 2016 : « Il demeurera avec eux. Ils seront ses peuples et lui sera le Dieu qui est avec eux »
(Apocalypse 21, 3)

Commentaire du P. Fabio Ciardi
Dieu a toujours désiré demeurer avec nous, son peuple. Les premières pages de la Bible nous le présentent descendu du ciel, circulant dans le jardin, dialoguant avec Adam et Ève. Ne nous a-t-il pas créés dans ce but ? Que désire l’amant sinon demeurer avec la personne aimée ? Le livre de l’Apocalypse scrute le projet de Dieu à travers l’histoire et nous donne la certitude que son désir se réalisera pleinement.
Le séjour de Dieu parmi nous commence à la naissance de Jésus, l’Emmanuel, le « Dieu avec nous ». Après la résurrection, sa présence ne se limite plus à un lieu ou une époque, mais s’étend au monde entier. Avec Jésus commence l’édification d’une nouvelle communauté humaine originale : un peuple composé de nombreux peuples. Dieu ne veut pas habiter seulement en moi, dans ma famille, dans mon peuple, mais au milieu de tous les peuples appelés à n’en former qu’un. D’ailleurs la mobilité humaine change la notion même de peuple qui, dans bien des pays, se compose désormais de plusieurs nations.
Très différents par notre couleur de peau, notre culture et notre religion, nous nous regardons souvent avec méfiance et crainte, allant même jusqu’à nous combattre. Pourtant Dieu est Père de tous et aime chacun de nous. Il ne désire pas du tout demeurer avec un seul peuple – nous aurions tendance à penser « le nôtre naturellement » – et laisser les autres seuls. Pour lui, nous sommes tous ses enfants, une unique famille.
La parole de vie de ce mois nous incite à apprécier la diversité, à respecter l’autre, à le considérer comme une personne qui m’appartient : je suis l’autre, l’autre est moi-même, l’autre vit en moi et je vis dans l’autre. C’est en commençant par ceux que nous côtoyons chaque jour que nous pourrons faire place à la présence de Dieu parmi nous. C’est lui qui fera notre unité, qui sauvegardera l’identité de chaque pays, de chaque peuple et créera une nouvelle société.
Chiara Lubich l’exprimait avec beaucoup d’intuition en 1959, dans une page très actuelle et prophétique : « Si un jour les hommes apprennent, non pas en tant qu’individus mais en tant que peuples, à faire passer à la deuxième place leur pays, l’idée qu’ils ont de leur patrie […], et s’ils agissent ainsi à cause de l’amour réciproque que Dieu demande entre les États comme il le demande entre les hommes, ce jour-là marquera le début d’une ère nouvelle. Jésus sera vivant et présent entre les peuples […].
« À notre époque, chaque peuple doit dépasser ses propres frontières et regarder au-delà. Le moment est venu d’aimer le pays d’autrui comme le nôtre, et nos yeux doivent acquérir une nouvelle pureté. Il ne suffit pas que nous soyons détachés de nous-mêmes pour être chrétiens. Aujourd’hui les temps demandent au disciple du Christ quelque chose de plus : une conscience sociale du christianisme […]. »
« Nous espérons que le Seigneur aura pitié de ce monde divisé et en déroute, de ces peuples enfermés dans leur coquille à contempler leur propre beauté – unique à leurs yeux et pourtant limitée et insatisfaisante –, à garder avec un soin jaloux leurs trésors – y compris les biens qui pourraient servir à d’autres pays où l’on meurt de faim. Nous espérons qu’il fera tomber les barrières et couler la charité d’un pays à l’autre en un flot ininterrompu, torrent de biens spirituels et matériels. »
« Nous espérons que le Seigneur ordonnera le monde d’une manière nouvelle. Il est le seul à pouvoir faire de l’humanité une famille, à pouvoir faire ressortir les distinctions entre les peuples, pour que, dans la splendeur de chacun, mise au service des autres, brille l’unique lumière de la vie qui, en embellissant la patrie terrestre, en fait l’antichambre de la patrie éternelle*. »