vendredi 18 septembre 2015

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Saint Jean-Paul II :
« Les Douze étaient avec lui, ainsi que des femmes »

Première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 6,2c-12.

Bien-aimé, voilà ce que tu dois enseigner et recommander.
Si quelqu’un donne un enseignement différent, et n’en vient pas aux paroles solides, celles de notre Seigneur Jésus Christ, et à l’enseignement qui est en accord avec la piété,
un tel homme est aveuglé par l’orgueil, il ne sait rien, c’est un malade de la discussion et des querelles de mots. De tout cela, il ne sort que jalousie, rivalité, blasphèmes, soupçons malveillants,
disputes interminables de gens à l’intelligence corrompue, qui sont coupés de la vérité et ne voient dans la religion qu’une source de profit.
Certes, il y a un grand profit dans la religion si l’on se contente de ce que l’on a.
De même que nous n’avons rien apporté dans ce monde, nous n’en pourrons rien emporter.
Si nous avons de quoi manger et nous habiller, sachons nous en contenter.
Ceux qui veulent s’enrichir tombent dans le piège de la tentation, dans une foule de convoitises absurdes et dangereuses, qui plongent les gens dans la ruine et la perdition.
Car la racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent. Pour s’y être attachés, certains se sont égarés loin de la foi et se sont infligé à eux-mêmes des tourments sans nombre.
Mais toi, homme de Dieu, fuis tout cela ; recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur.
Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle ! C’est à elle que tu as été appelé, c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi devant de nombreux témoins.

mercredi 16 septembre 2015

... par saint Jean-Paul 2


A la rencontre de l'homme

Saint Jean-Baptiste distingue clairement l'Avent de préparation de l'Avent de la rencontre. L'Avent de la rencontre est œuvre de l'Esprit-Saint, c'est le baptême de l'Esprit-Saint. C'est Dieu lui-même qui va à la rencontre de l'homme ; il veut le rencontrer au cœur même de son humanité, confirmant ainsi cette humanité comme éternelle image de Dieu et, en même temps, la rendant nouvelle.

Les paroles de saint Jean-Baptiste au sujet du Messie, du Christ : « Il vous baptisera dans l’Esprit-Saint » (Luc 3.16) touchent les racines mêmes de la rencontre de l’homme avec le Dieu vivant, rencontre qui s’accomplit dans le Christ et s’inscrit dans le processus de l’ « attente des nouveaux cieux et de la terre nouvelle où habitera la justice » (2 Pierre 3,13) : avent du monde futur. En Lui, Dieu a assumé concrètement la figure du Pasteur annoncé par les Prophètes, et en même temps, est devenu l’Agneau qui efface les péchés du monde ; c’est pourquoi Il s’est mêlé à la foule qui suivait Jean le Baptiste pour recevoir de ses mains le baptême de pénitence et devenir solidaire de tout homme, pour lui transmettre ensuite, à son tour, l’Esprit-Saint, cette Puissance divine qui nous donne la capacité de nous libérer du péché et de coopérer à la préparation et à la venue « des cieux nouveaux et de la terre nouvelle ».

mardi 15 septembre 2015

« Nous avons été rachetés d'un grand prix ! »

Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
Les sept dons du Saint Esprit, conférence VI, 15-21 (trad. Orval)


« Voici ta mère »


    La glorieuse Vierge a payé notre rançon en femme courageuse et aimante d'un amour de compassion pour le Christ. Il est dit dans l'évangile de saint Jean : « La femme, lorsqu'elle enfante, a de la tristesse parce que son heure est venue » (16,21). La bienheureuse Vierge n'a pas éprouvé les douleurs qui précèdent l'enfantement, parce qu'elle n'a pas conçu à la suite du péché comme Ève contre qui la malédiction a été portée ; sa douleur, elle l'a eue après : elle a enfanté à la croix. Les autres femmes connaissent la douleur du corps, elle a éprouvé celle du cœur. Les autres souffrent d'une altération physique ; elle, de compassion et de charité.


    La bienheureuse Vierge a payé notre rançon en femme courageuse et aimante d'un amour de miséricorde pour le monde, et surtout pour le peuple chrétien. « Une femme peut-elle oublier son nourrisson et être sans pitié pour le fruit de ses entrailles ? » (Is 49,15) Ceci peut nous faire comprendre que le peuple chrétien tout entier est issu des entrailles de la glorieuse Vierge. Quelle Mère aimante nous avons ! Modelons-nous sur notre Mère et suivons-la dans son amour. Elle a eu compassion des âmes à tel point qu'elle a compté pour rien toute perte matérielle et toute souffrance physique. « Nous avons été rachetés d'un grand prix ! » (1Co 6,20)

lundi 14 septembre 2015

Bienheureux...

... de Joseph FOLLIET


Bienheureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes, ils n'ont pas fini de s'amuser.
Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d'une taupinière, il leur sera épargné bien des tracas.
Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d'excuses : ils deviendront sages.
Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter : ils en apprendront des choses nouvelles.
Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux : ils seront appréciés de leur entourage.

Heureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses : vous irez loin dans la vie.
Heureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace : votre route sera ensoleillée.
Heureux êtes-vous si vous êtes capables de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d'autrui même si les apparences sont contraires : vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.
Bienheureux ceux qui pensent avant d'agir et qui prient avant de penser : ils éviteront bien des bêtises.

Heureux êtes-vous si vous savez vous taire et sourire même lorsque on vous coupe la parole, lorsque on vous contredit ou qu'on vous marche sur les pieds : l'Evangile commence à pénétrer votre coeur.
Bienheureux surtout vous qui savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez : vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la véritable sagesse.

jeudi 10 septembre 2015

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 3,12-17.
Frères, puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.
Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même.
Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait.
Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce.
Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.
Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.
                   
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Notre Seigneur et Dieu Jésus Christ, montrant l'amour qu'il nous porte, a souffert pour l'humanité tout entière et a donné l'espérance de la résurrection à tous également, même si chacun, par ses œuvres, appelle sur lui la gloire ou le châtiment.

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mercredi 9 septembre 2015

« Bienheureux les pauvres...

« Heureux, vous les pauvres... Heureux, vous qui pleurez »


   « Bienheureux les pauvres. » Les pauvres ne sont pas tous bienheureux ; car la pauvreté est une chose neutre : il peut y avoir de bons et de méchants pauvres... Bienheureux le pauvre qui a crié et que le Seigneur a exaucé (Ps 33,7) : pauvre de fautes, pauvre de vices, le pauvre chez qui le prince de ce monde n'a rien trouvé (Jn 14,30), pauvre à l'imitation de ce Pauvre qui, étant riche, s'est fait pauvre pour nous (2Co 8,9). C'est pourquoi Matthieu donne l'explication complète : « Bienheureux les pauvres en esprit », car le pauvre en esprit ne se gonfle pas, ne s'exalte pas en sa pensée tout humaine. Telle est donc la première béatitude.


   [« Bienheureux les doux » écrit Matthieu ensuite.] Ayant laissé tout péché..., étant content de ma simplicité, dénué de mal, il me reste à modérer mon caractère. A quoi me sert-il de manquer des biens du monde si je ne suis pas doux et tranquille ? Car suivre le droit chemin, c'est bien entendu suivre celui qui dit : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29)...


    Cela fait, souvenez-vous que vous êtes pécheur : pleurez vos péchés, pleurez vos fautes. Et il est bien que la troisième béatitude soit pour ceux qui pleurent leurs péchés, car c'est la Trinité qui pardonne les péchés. Purifiez-vous donc par vos larmes et lavez-vous par vos pleurs. Si vous pleurez sur vous-mêmes, un autre n'aura pas à vous pleurer... Chacun a ses morts à pleurer ; nous sommes morts quand nous péchons... Que celui qui est pécheur pleure donc sur lui-même et se reprenne, afin de devenir juste, car « le juste s'accuse lui-même » (Pr 18,17).