samedi 31 octobre 2020

Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris Bulle Saint Théodore le Studite (759-826) moine à Constantinople Catéchèse 47 (Les Grandes Catéchèses, coll. Spiritualité orientale n° 79, trad. F. de Montleau, éd. Bellefontaine, 2002, p. 358-361 ; rev.) Réjouis-toi, assemblée de Dieu ! Réjouissez-vous donc sans cesse dans le Seigneur (cf. Ph 4,4), enfants bien-aimés. Réjouissez-vous, je vous en prie, citoyens des cieux, mais exilés sur la terre, habitants de la Jérusalem d’en-haut (cf. Ga 4,26), mais bannis des affaires d’ici-bas, héritiers du royaume des cieux, mais déshérités qui n’avez point part aux plaisirs terrestres ! Réjouissez-vous, voyageurs pleins d’ardeur, de subir, au nom du commandement de Dieu, l’exil et les mauvais traitements en terre étrangère ! Réjouissez-vous, vous, les derniers selon le monde, mais maîtres des biens qui dépassent notre intellect (cf. Ph 4,7) ! Réjouissez-vous, noble compagnie, réunie par Dieu, assemblée unie d’âme et de cœur, qu’animent l’amour filial et l’amour fraternel, réplique sur terre de la troupe des anges ! (…) Réjouissez-vous, travailleurs de Dieu, (…) et hommes apostoliques. (…) Réjouissez-vous, vous qui mettez votre joie les uns dans les autres, chacun faisant sienne la bonne réputation de son frère, vous chez qui on ne trouve ni jalousie, ni rivalité, ni envie, mais à la place paix, charité et vie commune ; en vérité je ne dis pas que nous ne sommes pas attaqués – en effet, qui est couronné si ce n’est celui qui lutte et qui combat, qui échange traits et blessures avec les assaillants ? –, mais je dis que nous ne nous laissons pas abattre par les machinations de Satan. Oui, mes enfants rassemblés par Dieu, nourrissez-vous de la provende de l’Esprit et buvez l’eau donnée par le Seigneur ; quiconque vient à posséder cette eau, n’aura plus jamais soif, mais elle sera pour lui source d’eau jaillissant en vie éternelle (cf. Jn 4,14). (…) Encore un peu de temps et nous aurons vaincu. Et bienheureux serons-nous, bienheureux aussi seront dits les lieux, les parents et les patries qui vous auront portés (cf. Lc 11,27-28).

vendredi 30 octobre 2020

Psaume 42(41),2.3.5abcd.5efgh. Comme un cerf altéré cherche l'eau vive, ainsi mon âme te cherche toi, mon Dieu. Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant ; quand pourrai-je m'avancer, paraître face à Dieu ? Je me souviens, et mon âme déborde : en ce temps-là, je franchissais les portails ! Je conduisais vers la maison de mon Dieu la multitude en fête, parmi les cris de joie et les actions de grâce.

mercredi 28 octobre 2020

Psaume 19(18),2-3.4-5ab. Les cieux proclament la gloire de Dieu, le firmament raconte l'ouvrage de ses mains. Le jour au jour en livre le récit et la nuit à la nuit en donne connaissance. Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s'entende; mais sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle, aux limites du monde.
Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris Bulle Benoît XVI pape de 2005 à 2013 Audience générale du 3/5/2006 (trad. DC 2359, p. 514 © copyright Libreria Editrice Vaticana) « Il appela ses disciples, en choisit douze et leur donna le nom d'apôtres » La Tradition apostolique n'est pas une collection de choses, de mots, comme une boîte de choses mortes ; la Tradition est le fleuve de la vie nouvelle qui vient des origines, du Christ jusqu'à nous, et elle nous implique dans l'histoire de Dieu avec l'humanité. Ce thème de la Tradition (...) est d'une grande importance pour la vie de l'Église. Le Concile Vatican II a souligné, à cet égard, que la Tradition est apostolique d'abord dans ses origines : « Dieu, en son extrême bienveillance, prit des dispositions pour qu'elle demeure toujours en son intégrité et qu'elle soit transmise à toutes les générations. C'est pourquoi le Christ Seigneur, en qui s'achève toute la révélation du Dieu très-haut (2Co 1,20 ;3,16-4,6), ordonna à ses apôtres de la prêcher à tous, comme la source de toute vérité salutaire et de toute règle morale » (Dei Verbum, 7). Le Concile poursuit en soulignant que cet engagement a été fidèlement exécuté « par les apôtres, qui dans la prédication orale, dans les exemples et les institutions, transmirent tout ce qu'ils avaient appris de la bouche du Christ en vivant avec lui et en le voyant agir, et aussi ce qu'ils tenaient des suggestions du Saint Esprit ». Avec les apôtres, ajoute le Concile, collaborèrent aussi « des hommes de leur entourage qui, sous l'inspiration du même Esprit Saint, consignèrent par écrit le message de salut ». Chefs de l'Israël eschatologique, douze eux aussi comme l'étaient les tribus du peuple élu, les apôtres continuent la « moisson » commencée par le Seigneur et ils le font avant tout en transmettant le don reçu, la Bonne Nouvelle du Royaume venu aux hommes en Jésus Christ. Leur nombre exprime non seulement la continuité avec la sainte racine, l'Israël des douze tribus, mais aussi la destination universelle de leur ministère, porteur de salut jusqu'aux extrémités de la terre. On peut saisir cela à partir de la valeur symbolique des nombres dans le monde sémitique : douze est le résultat de la multiplication de trois, nombre parfait, par quatre, nombre qui renvoie aux quatre points cardinaux et donc au monde entier.

lundi 26 octobre 2020

Tout âme peut devenir la première dans le Royaume Que vous êtes bon, mon Dieu, d’appeler toutes les nations au salut. (…) Et non seulement toutes les nations en général par vos apôtres et leurs successeurs, mais chaque homme en particulier et à tout moment, par l’action incessante de votre grâce ! Et non seulement au salut et au ciel, mais à « la première place » dans le ciel, puisque vous êtes sans cesse « à la porte de chaque âme, frappant » par votre grâce, et qu’il dépend de toute âme, en acceptant une grâce à un moment quelconque, en y étant fidèle, d’en recevoir aussitôt après une plus grande, et de voir ainsi la grâce croître, augmenter en elle de moment en moment, et prendre bientôt des développements immenses, si elle est fidèle à la recevoir continuellement. Soyons fidèles à la grâce, avec constance, à partir de n’importe quel moment de notre vie, et elle deviendra en nous, en peu de temps, comme le grain de sénevé, un arbre où pourront venir se reposer les oiseaux du ciel, qui par la communion des saints, par l’application de ses mérites, la puissance de ses prières et de ses exemples rapportera une grande gloire à Dieu, non seulement par lui-même mais en aidant à la sanctification de beaucoup d’autres !.. Oh ! mon Dieu ! quelle destinée vous nous faites à tous ! Toute âme peut devenir un soleil, un grand arbre, « la première dans le royaume de Dieu », toute âme peut recevoir des torrents de grâce ; vous offrez sans cesse tout cela à chacun de nous : il nous suffit pour cela d’être constamment fidèle à la grâce à partir de n’importe quel instant de notre vie. Que le moment présent soit pour moi ce bienheureux instant !

dimanche 25 octobre 2020

Medjugorje, message du 25 octobre "Chers enfants ! En ce temps, je vous appelle à revenir à Dieu et à la prière. Appelez tous les saints à l’aide afin qu’ils soient pour vous un exemple et un secours. Satan est fort et il se bat pour attirer le plus de cœurs possible à lui. Il veut la guerre et la haine. C’est pourquoi je suis avec vous depuis si longtemps, afin de vous guider sur le chemin du salut vers Celui qui est le Chemin,la Vérité et la vie. Revenez, petits enfants, à l’amour envers Dieu, et il sera votre force et votre refuge. Merci d'avoir répondu à mon appel." Priez avec nous le chapelet en ce mois du Rosaire

jeudi 22 octobre 2020

Les signes des temps où nous sommes Le fait que l'on enregistre aujourd'hui, dans le monde, malgré les vastes processus de sécularisation, une exigence diffuse de spiritualité, qui s'exprime justement en grande partie dans un besoin renouvelé de prière, n'est-il pas un « signe des temps » ? Les autres religions, désormais amplement présentes dans les territoires d'ancienne chrétienté, proposent aussi leurs réponses à ce besoin, et elles le font parfois avec des modalités attrayantes. Nous qui avons la grâce de croire au Christ, révélateur du Père et Sauveur du monde, nous avons le devoir de montrer à quelles profondeurs peut porter la relation avec lui. La grande tradition mystique de l'Église, en Orient comme en Occident, peut exprimer beaucoup à ce sujet. Elle montre comment la prière peut progresser, comme un véritable dialogue d'amour, au point de rendre la personne humaine totalement possédée par le Bien-Aimé divin, vibrant au contact de l'Esprit, filialement abandonnée dans le cœur du Père. On fait alors l'expérience vivante de la promesse du Christ : « Celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui » (Jn 14,21). (...) Oui, chers frères et sœurs, nos communautés chrétiennes doivent devenir d'authentiques écoles de prière, où la rencontre avec le Christ ne s'exprime pas seulement en demande d'aide, mais aussi en action de grâce, louange, adoration, contemplation, écoute, affection ardente, jusqu'à une vraie « folie » du cœur. Il s'agit donc d'une prière intense, qui toutefois ne détourne pas de l'engagement dans l'histoire: en ouvrant le cœur à l'amour de Dieu, elle l'ouvre aussi à l'amour des frères et rend capable de construire l'histoire selon le dessein de Dieu.