samedi 29 juin 2019

Ein beeindruckender Blumengarten, der von Fotografen besucht wurde. Photogener Garten ... #beeindruckender #besucht #blumengarten #fotografen #garten #photogener #wurde

Paix et unité en Marie ND de Lourdes :

https://youtu.be/de7bJI_-TXE

Plus vivement nous en prendrons conscience, plus ardemment nous tendrons vers notre demeure future et nous exulterons à la pensée que nous avons droit de cité au ciel.


Dimanche 30 Juin
Treizième dimanche du temps ordinaire
Calendrier ordinaire
Voir le commentaire ci-dessous

Sts Premiers Martyrs de l'Église de Rome († 64) , St Ladislas En savoir plus

Premier livre des Rois 19,16b.19-21.
En ces jours-là, le Seigneur avait dit au prophète Élie : « Tu consacreras Élisée, fils de Shafath, comme prophète pour te succéder. »
Élie s’en alla. Il trouva Élisée, fils de Shafath, en train de labourer. Il avait à labourer douze arpents, et il en était au douzième. Élie passa près de lui et jeta vers lui son manteau.
Alors Élisée quitta ses bœufs, courut derrière Élie, et lui dit : « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, puis je te suivrai. » Élie répondit : « Va-t’en, retourne là-bas ! Je n’ai rien fait. »
Alors Élisée s’en retourna ; mais il prit la paire de bœufs pour les immoler, les fit cuire avec le bois de l’attelage, et les donna à manger aux gens. Puis il se leva, partit à la suite d’Élie et se mit à son service.

Psaume 16(15),1.2a.5.7-8.9-10.2b.11.
Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.
J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »
Je bénis le Seigneur qui me conseille :

même la nuit mon cœur m'avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête,

ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m'abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.
Je n'ai pas d'autre bonheur que toi.

Tu m'apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,1.13-18.
Frères, c’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.
Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté. Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte pour votre égoïsme ; au contraire, mettez-vous, par amour, au service les uns des autres.
Car toute la Loi est accomplie dans l’unique parole que voici : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’
Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres.
Je vous le dis : marchez sous la conduite de l’Esprit Saint, et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair.
Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit, et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez.
Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit, vous n’êtes pas soumis à la Loi.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,51-62.
Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.
Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue.
Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.
Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »
Mais Jésus, se retournant, les réprimanda.
Puis ils partirent pour un autre village.
En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. »
Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »
Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »
Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. »
Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Bulle
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)
carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Méditation pour la fête de l'Exaltation de la croix (Source cachée, trad. C. et J. Rastouin; Ed. Cerf/Ad Solem, 1998, p. 277)

« Suis-moi »
Le Sauveur nous a précédés sur le chemin de la pauvreté. Tous les biens du ciel et de la terre lui appartenaient. Ils ne présentaient pour lui aucun danger ; il pouvait en faire usage tout en gardant son cœur entièrement libre. Mais il savait qu'il est presque impossible à un être humain de posséder des biens sans s'y subordonner et en devenir esclave. C'est pourquoi il a tout abandonné et nous a montré ainsi par son exemple plus encore que par ses paroles que seul possède tout celui qui ne possède rien. Sa naissance dans une étable et sa fuite en Égypte montraient déjà que le Fils de l'homme ne devait pas avoir d'endroit où reposer la tête. Qui veut le suivre doit savoir que nous n'avons pas ici-bas de demeure permanente. Plus vivement nous en prendrons conscience, plus ardemment nous tendrons vers notre demeure future et nous exulterons à la pensée que nous avons droit de cité au ciel.

Par amour Ô Jésus


Consécration Notre Dame de France
 
Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit
 
 
 
 

Méditation pour la Consécration Solennelle
avec le Père Philippe marie Mossu

Ne craignez pas de prendre Marie chez vous .

Qui est donc Marie pour qu'elle soit le moyen facile de devenir saint, un moyen, adapté aux tout-petits que nous sommes et qui, pourtant, ont une grande soif de sainteté ?
Ce n'est pas nous qui pouvons inventer ce moyen, mais Dieu seul sans qui aucun moyen ne serait un moyen suffisant de sainteté .
C'est pourquoi St Louis-Marie nous explique que tout enfant a besoin d'un père et d'une mère.
Et nous nous souvenons que Jésus ressuscité dit à Marie-Madeleine, le matin de Pâques, qu'il monte vers son Père et notre Père (Jn 20,19), lui montrant ainsi que la Croix lui avait permis d'ouvrir pour nous le cœur de son Père, de sorte que nous pourrions désormais l'appeler Notre Père.
Mais c'est aussi à la Croix qu'on entend Jésus dire sa Mère, qui est là avec Saint Jean auprès d'elle : "Femme, voici ton fils , et à Saint Jean : Voici ta Mère."
Et l'Evangile ajoute : Dès cette heure-là , le disciple la prit chez lui (Jn 19,25-27), montrant sa confiance de disciple envers son Maître en accueillant Marie chez lui comme celle qui lui donnerait d'être encore plus disciple de Jésus.
En Marie, en effet, il n'y a que Jésus, comme dit St Louis-Marie : Ce n'est plus Marie qui vit, c'est Jésus-Christ seul .
C'est comme cela que Jésus, à la Croix, nous donne son Père comme notre Père, et sa Mère comme notre Mère.
Comme St Jean, prenons-là chez nous.

PRIERE :

Sainte Marie, ma Mère ,
Gardez moi un cœur pur et transparent comme une source;
Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses;
Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion,
Un cœur fidèle et généreux qui n'oublie aucun bienfait et ne tient rancune d'aucun mal.
Faites-moi un cœur doux et humble aimant sans demander de retour,
Joyeux de s'effacer dans un autre cœur, devant votre divin Fils, mon Maître mon Amour;
Un cœur grand et indomptable qu'aucune ingratitude ne ferme, qu'aucune indifférence ne lasse;
Un cœur blessé de l'amour de Jésus, un cœur amoureux ou vous établissez votre Royaume auprès du Père et du Fils
Amen
 
 

Priere au choix :

PRIERE A NOTRE DAME DE FRANCE, REINE DE LA PAIX

« Ô Marie, Vierge Immaculé, Sainte Mère de Dieu, exaltée par le Seigneur comme la Reine de l'Univers pour être plus totalement conformée à votre Fils, Seigneurs des seigneurs, victorieux du péché et de la mort », nous venons à Vous pleins de confiance et d'affection filiale.

Nous nous réjouissons de pouvoir Vous saluer, avec les Saints et les Saintes de notre terroir, comme Reine de France.

Nous voulons, pour notre part, ratifier les engagements du Baptême de notre pays à Reims. Nous voulons, en notre temps, renouveler la consécration à Dieu de nos personnes par l'intercession de Votre Cœur Immaculé.

A Votre exemple et avec Votre assistance, nous voulons nous engager à la suite du Christ, Votre divin Fils, dans une vie authentiquement évangélique.

Par l'adoration et la louange de Dieu.
Par notre fidélité aux commandements du Seigneur et à l'esprit des Béatitudes.
Par notre conversion personnelle et permanente.
Par notre solidarité effective avec tous ceux qui sont privés de biens spirituels et matériels.

Nous voulons ô Reine de la Paix, nous mettre à Votre écoute pour être des artisans de miséricorde et de paix, dans nos familles, nos professions, nos cités, dans la société toute entière et ainsi « construire la civilisation de l'Amour ».

Notre Dame de France, Reine de la Paix, intercédez pour nous !



Consécration individuelle à Marie

Marie, je veux vous consacrer ma vie et vous choisir aujourd'hui pour ma Mère, pour qu'avec vous j'accueille l'intention que Jésus a sur moi de combler lui-même la solitude dans laquelle je vis et qu'ainsi je la choisisse à nouveau comme une nouvelle naissance.

Soyez à mes côtés pour me rappeler que ma vie alors est belle et féconde, la vie même de Jésus en moi.
Soyez à mes côtés, pour que ma consécration me mette à l'école de votre Cœur Immaculé, celle de l'abandon à la volonté du Père et du service de ses enfants.

Soyez à mes côtés lorsque je ne trouve plus le sens de cette vie et inspirez-moi la confiance que vous avez eue au pied de la Croix.

Soyez à mes côtés, pour qu'avec vous, je mette la prière en premier dans ma vie,
spécialement pour ceux qui n'acceptent pas leur solitude.

Enfin, soyez bien là, Marie, à mes côtés, pour que votre « fiat » quotidien devienne vite en moi un « magnificat » éternel.

Notre Dame de France, priez pour nous.

Père Philippe Marie Mossu, Communauté Saint Jean



Consécration de la Famille au​ Cœur de Marie

Ô Vierge Marie, nous consacrons aujourd'hui notre foyer et tous ceux qui l'habitent, à votre Cœur Immaculé.

Que notre maison soit comme celle de Nazareth, une demeure de paix et de bonheur simple, par l'accomplissement de la volonté de Dieu, la pratique de la Charité et le plein abandon à la divine Providence.

Veillez sur tous ceux qui l'habitent : aidez-les à vivre toujours chrétiennement ; enveloppez-les tous de votre maternelle protection et daignez dans votre bonté, ô Vierge Marie, reformer au Ciel notre foyer d'ici-bas consacré à jamais à votre Cœur Immaculé

Consécration familiale

Comme le Père vous a choisie, ô Marie, pour être son enfant Immaculé, l'épouse de Joseph et la Mère de son Fils bien-aimé, et de toute l'Eglise, dans une communion plénière à l'Esprit-Saint, nous vous choisissons aujourd'hui comme Mère et Reine de toute notre famille, et nous vous consacrons notre âme et notre corps, toutes nos activités, et tout ce qui nous appartient, sans exception.

Exercez sur chacun de nous votre miséricorde la plus maternelle. Apprenez-nous à aimer toujours plus Jésus et le Père, et par Eux à nous aimer les uns les autres dans l'Esprit-Saint, en nous découvrant toujours plus profondément dans la lumière de Jésus, en nous respectant mutuellement et en nous choisissant chaque jour dans un amour plus divin et plus simple.

Ô Marie, donnez à chacun de nous d'accomplir chaque jour, dans un don personnel, la volonté du Père, pour que toute notre famille témoigne au milieu du monde de l'Amour de Jésus victorieux du mal.

Un chant : Par amour Ô Jésus

29 juin – Fête du Coeur Immaculé de Marie – Saints Pierre et Paul – France, Laghet : Notre Dame de Laghet

Une Minute avec Marie
Faire connaître et aimer Marie     

2019, l’année jubilaire du sanctuaire de la Sainte Famille 


Durant toute l’année 2019, le sanctuaire Notre-Dame de Grâces, à Cotignac (sud de la France) célèbre le jubilé des 500 ans des apparitions de la Vierge Marie en ce haut lieu. Tout particulièrement, du samedi 10 août au vendredi 16 août 2019, se déroulera le Festival du Jubilé des apparitions de la Vierge Marie à Jean de la Baume. 
Le frère Jean-Marie-Baptiste, frère de Saint-Jean au prieuré du sanctuaire nous explique pourquoi fêter un jubilé au Sanctuaire de Notre-Dame de Grâces :
« La tradition des jubilés dans l’Église vient du peuple hébreu qui, à l’invitation du Seigneur, célébrait tous les 50 ans une année particulière durant laquelle les dettes étaient remises, les esclaves libérés et la miséricorde divine offerte à tous… Un jubilé est un temps d’action de grâces et de joie profonde. Ceux qui viennent en pèlerinage prient, renouvellent leur ferveur et peuvent bénéficier de l’indulgence plénière qui est « la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée par la confession », ainsi que l’explique le Catéchisme de l’Église catholique.
Chaque sanctuaire a sa particularité. Cotignac est appelé le sanctuaire de la Sainte Famille, attirant familles et couples qui viennent s’y ressourcer. En 1519, Marie apparaît avec l’Enfant-Jésus et, en 1660, à 4 kilomètres de ce premier lieu d’apparition, Saint Joseph se manifeste à un berger assoiffé à qui il dit : « Lève ce rocher et tu boiras », révélant une source cachée. Le rocher qu’il faut bouger, c’est notre cœur de pierre durci par le péché qui empêche le jaillissement de la grâce, source de vie. Saint Joseph a été le protecteur de Jésus et de Marie, il est aussi le protecteur de l’Église et de nos familles. Marie et Joseph nous rappellent combien la famille est un don de Dieu, le lieu de l’amour et de la fécondité. »
 
 
Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
Cotignac (83)
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.

L'ÉVANGILE DU JOUR
« Tu es Pierre, et je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 13-19)
En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » 

1ère lecture et psaume du jour | Le saint du jour

MÉDITER AVEC LES CARMES
Jésus voulait que Pierre se sache pardonné.
Il aurait pu amorcer le dialogue une ou deux heures auparavant, quand il était seul sur la grève et que le brave Pierre l'a rejoint, tout trempé, pour s'être jeté à l'eau. Mais il a voulu d'abord revivre avec Pierre les humbles moments d'autrefois, les repas fraternels au bord du lac.
"Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon Pierre : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ?"  Quoi répondre ? Personne ne peut dire qu'il aime Jésus plus qu'un autre ; personne ne sait comment un autre aime Jésus. Qui pourrait dire, même, s'il aime Jésus peu ou beaucoup ?
Et Pierre, d'instinct, trouve la seule réponse possible : "Seigneur, c'est toi qui sais ! Moi, je t'aime et je ne sais rien d'autre."
La deuxième question va plus loin, plus profond : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?" M'aimes-tu, tout court ? Quoi qu'il en soit des autres, toi, m'aimes-tu ?
La troisième question surtout bouleverse Pierre. Elle résonne dans son cœur comme le chant du coq, au petit matin du fameux vendredi. Mais l'insistance de Jésus, qui lui fait si mal, en même temps le délivre ; et Pierre comprend que Jésus veut lui faire revivre en souvenir sa trahison, tout en lui faisant redire sa foi et son amour, pour qu'il sente à quel point il est pardonné.
"Seigneur, toi, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime !"  Voilà ; tout est dit. Et Jésus n'insistera plus. Rien n'est plus discret que le pardon de Jésus.
Pierre, conscient et peiné de sa faute, a su trouver les mots de l'amitié, et Jésus les lui a soufflés, dans sa hâte de retrouver son Pierre d'autrefois. Souvent la conversion commence au moment où l'on se laisse faire par la délicatesse de Dieu.
D'ailleurs, non content de liquider le passé, Jésus, par trois fois, confie une mission à Pierre : "Pais mes agneaux, pais mes brebis", comme pour lui prouver que jamais il ne lui a retiré sa confiance.
Ce que Jésus qui offre, c'est de participer à sa propre tâche de pasteur, et d'y participer jusqu'au bout. Le vrai pasteur, disait Jésus, donne sa vie pour ses brebis ; et Pierre est prévenu que son imitation du Maître ira jusque là : "Quand tu auras vieilli, tu étendras les mains"...
Étendre les mains, voilà le sacrifice de l'âge mûr, ou de la maturité spirituelle. Étendre les mains et les laisser impuissantes, étendre les mains en les ouvrant pour l'offrande et en abandonnant au Christ toute initiative, n'est-ce pas la réponse ultime à la confiance du Seigneur ? n'est-ce pas l'entrée décisive dans son mystère d'obéissance filiale ?
Quand vient l'heure pour chacun de nous, l'heure de laisser faire Dieu jusqu'au bout, quel plus beau geste pourrions-nous trouver que d'étendre nos mains lasses, comme pour dire au Seigneur, sans aucun mot :
"Seigneur, tu sais tout, tu vois bien que je t'aime !"
DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA
 Date
Mardi
13 février 29
 Lieu
Panéade
 Livre
Tome 5 – ch 343.4
3ème année vie publique
        (…) – Mais les gens, vous qui les approchez si familièrement plus que moi, et sans la timidité que je peux susciter, que disent-ils que je suis ? Et comment définissent-ils le Fils de l’homme ?
        – Certains disent que tu es Jésus, c’est-à-dire le Christ, et ce sont les meilleurs. D’autres te qualifient de prophète, d’autres seulement de rabbi, et d’autres, tu le sais, te disent fou et possédé.
        – Quelques-uns pourtant se servent pour toi du nom que tu te donnes et ils t’appellent : “ Fils de l’homme ”.
        – Et certains aussi disent que c’est impossible, parce que le Fils de l’homme, c’est bien différent. Et cela n’est pas toujours une négation car, au fond, ils admettent que tu es plus que Fils de l’homme : tu es le Fils de Dieu. D’autres, au contraire, prétendent que tu n’es même pas le Fils de l’homme, mais un pauvre homme que Satan agite ou que la démence bouleverse. Tu vois que les opinions sont nombreuses et toutes différentes, dit Barthélemy.
        – Mais pour les gens, qu’est-ce donc que le Fils de l’homme ?
        – C’est un homme en qui se retrouvent toutes les plus belles vertus de l’homme, un homme qui réunit en lui-même toutes les qualités requises d’intelligence, de sagesse, de grâce, dont nous pensons qu’elles étaient en Adam ; certains ajoutent même à ces qualités celle de ne pas mourir. Tu sais que la rumeur circule déjà que Jean-Baptiste n’est pas mort, mais seulement transporté ailleurs par les anges et qu’Hérode, pour ne pas se dire vaincu par Dieu – et plus encore Hérodiade –, ont tué un serviteur et, après l’avoir décapité, ont présenté son corps mutilé comme le cadavre de Jean-Baptiste. Les gens racontent tant de choses ! Ainsi plusieurs pensent que le Fils de l’homme est Jérémie ou bien Elie, ou l’un des prophètes, et même Jean-Baptiste en personne, en qui étaient grâce et sagesse et qui se disait le précurseur du Christ. Le Christ est l’Oint de Dieu. Le Fils de l’homme est un grand homme né de l’homme. Un grand nombre ne peut admettre, ou ne veut pas admettre, que Dieu ait pu envoyer son Fils sur la terre. Tu l’as dit hier : “ Seuls ceux qui sont convaincus de l’infinie bonté de Dieu croiront. ” Israël croit davantage à la rigueur de Dieu qu’à sa bonté…, dit encore Barthélemy.
        – Oui. En effet, ils se sentent si indignes qu’ils jugent impossible que Dieu soit assez bon pour envoyer son Verbe pour les sauver. Ce qui fait obstacle à leur foi, c’est la dégradation de leurs âmes » confirme Simon le Zélote, avant d’ajouter : « Tu dis que tu es le Fils de Dieu et de l’homme. En effet, en toi, se trouvent toute grâce et toute sagesse comme homme. Et je crois réellement que quelqu’un qui serait né d’Adam en état de grâce t’aurait ressemblé pour ce qui est de la beauté, de l’intelligence et de toute autre qualité. Et Dieu brille en toi pour ce qui est de la puissance. Mais qui peut le croire parmi ceux qui se croient dieux et qui, dans leur orgueil démesuré, mesurent Dieu à l’aune de ce qu’ils sont ? Eux, les cruels, les haineux, les rapaces, les impurs, ne peuvent certainement pas penser que Dieu ait poussé sa douceur jusqu’à se donner lui-même pour les racheter, avec son amour pour les sauver, sa générosité pour se livrer à l’homme, sa pureté pour se sacrifier parmi nous. Non, ils ne le peuvent pas, eux qui sont si impitoyables et pointilleux pour rechercher et punir les fautes.
        – Et vous, qui dites-vous que je suis ? Répondrez franchement, selon votre jugement, sans tenir compte de mes paroles ou de celles d’autrui. Si vous étiez obligés de me juger, qui diriez-vous que je suis ?
        – Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, s’écrie Pierre en s’agenouillant, les bras tendus vers le haut, vers Jésus qui le regarde avec un visage tout lumineux et qui se penche afin de le relever pour l’embrasser en disant :
        – Bienheureux es-tu, Simon, fils de Jonas ! Car ce n’est pas la chair ni le sang qui te l’ont révélé, mais mon Père qui est dans les Cieux. Dès le premier jour où tu es venu vers moi, tu t’es posé cette question, et parce que tu étais simple et honnête, tu as su comprendre et accepter la réponse qui te venait du Ciel. Tu n’avais pas vu de manifestation surnaturelle comme ton frère ou Jean et Jacques. Tu ne connaissais pas ma sainteté de fils, d’ouvrier, de citoyen comme Jude et Jacques, mes frères. Tu n’as pas profité d’un miracle et tu ne m’as pas vu en accomplir, et je ne t’ai pas donné de signe de ma puissance comme je l’ai fait et comme l’ont vu Philippe, Nathanaël, Simon le Cananéen, Thomas, Judas. Tu n’as pas été subjugué par ma volonté comme Matthieu le publicain. Et pourtant tu t’es écrié : “ Il est le Christ ! ” Dès le premier instant où tu m’as vu, tu as cru et jamais ta foi n’a été ébranlée. C’est pour cela que je t’ai appelé Céphas ; pour la même raison, c’est sur toi, Pierre, que j’édifierai mon Eglise et les puissances de l’Enfer ne prévaudront pas contre elle. C’est à toi que je donnerai les clefs du Royaume des Cieux. Et tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les Cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les Cieux, ô homme fidèle et prudent dont j’ai pu éprouver le cœur. Et ici, dès cet instant, tu es le chef à qui l’obéissance et le respect sont dus comme à un autre moi-même. Et c’est tel que je le proclame devant vous tous. »