samedi 17 mai 2014

en avant dans la joie !

Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium,
tandis que les disciples étaient pleins de joie dans l'Esprit Saint.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4.
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s'est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s'est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d'Israël.

La terre tout entière a vu,
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez.

mardi 13 mai 2014


Le mardi de la 4e semaine de Pâques
Commentaire du jour 
Cardinal Joseph Ratzinger [Benoît XVI, pape de 2005 à 2013] 
Der Gott Jesu Christi (trad. Dieu de Jésus Christ, Fayard 1977, p. 23s rev.)

« Personne ne peut rien arracher de la main du Père »
      Dieu est. La foi chrétienne ajoute : Dieu est en tant que Père, Fils et Saint Esprit, un en trois personnes. Dans la chrétienté un silence gêné entoure largement ce centre de sa foi. L’Église ne s’est-elle pas aventurée trop loin ? Ne vaudrait-il pas mieux laisser à une chose si grande, si impénétrable, son caractère inaccessible ? D’ailleurs, une telle réalité peut-elle signifier quelque chose pour nous ? Certes, cet article de foi reste la manière d’exprimer que Dieu est Tout-Autre, qu’il est infiniment plus grand que nous, qu’il dépasse toute notre pensée, tout notre être. Mais s’il n’avait rien à nous dire, son contenu ne nous aurait pas été révélé…

      Qu’est-ce que cela signifie ? Commençons là où Dieu lui aussi a commencé : il se nomme Père. La paternité humaine peut donner une idée de ce qu’il est. Mais là où il n’y a plus de paternité, là où la paternité n’est plus vécue comme un phénomène non seulement biologique mais aussi humain et spirituel, parler de Dieu le Père, c’est parler à vide… Là où la paternité n’apparaît plus que comme hasard biologique sans recours humain ou comme tyrannie à rejeter, il y a blessure dans la structure profonde de l’être humain. Pour être pleinement homme on a besoin du père au vrai sens du terme… : une responsabilité vis-à-vis de l’autre, sans dominer l’autre mais le rendre à lui-même dans sa liberté ; c’est-à-dire un amour qui ne désire pas prendre possession de l’autre…mais le veut pour sa vérité la plus intime, qui est en son créateur. Cette manière d’être père n’est possible qu’à condition d’accepter soi-même d’être enfant ; accepter la parole de Jésus : « Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux » (Mt 23,9), est la condition intérieure pour que des hommes puissent être pères de la bonne manière…

      Il faut compléter notre pensée : le fait que dans la Bible Dieu apparaît fondamentalement sous l’image du Père inclut le fait que le mystère du maternel, lui aussi, tire de lui son origine… Ce n’est pas comme abstraction que l’homme est « l’image de Dieu » (Gn 1,27) — cela ne nous amènerait qu’à un Dieu abstrait. Il l’est dans sa réalité concrète, c’est-à-dire dans la relation.

lundi 12 mai 2014

Le bon pasteur


             « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. » Lorsque Jésus prononçait ces paroles, les apôtres ne savaient pas qu'il parlait de lui-même. Même Jean, l'apôtre bien-aimé, ne le savait pas. Il l'a compris au Calvaire, au pied de la croix, en le voyant offrir silencieusement sa vie pour ses brebis. Quand pour lui et pour les autres apôtres le temps est venu d'assumer cette même mission, alors ils se sont souvenus de ses paroles. Ils se sont rendus compte qu'ils seraient en mesure de mener la mission jusqu'à son achèvement seulement parce que Jésus avait assuré que ce serait lui-même qui agirait en eux. Pierre, en particulier, en a été bien conscient, lui le « témoin de la Passion du Christ » qui exhortait en ces termes les anciens de l'Église : « Soyez les bergers du troupeau de Dieu qui vous est confié » (1P 5,1-2).


            Au cours des siècles, les successeurs des apôtres, conduits par l'Esprit Saint, ont continué à rassembler le troupeau du Christ et à le mener vers le Royaume des Cieux, conscients qu'ils ne pouvaient assumer une telle responsabilité que « par le Christ, avec le Christ et en le Christ ».


            Cette même conscience a été la mienne quand le Seigneur m'a appelé à exercer la mission de Pierre dans cette ville bien-aimée de Rome et au service du monde entier. Dès le début de mon pontificat, mes pensées, mes prières et mes actions ont été animées par un unique désir : témoigner que le Christ, le Bon Pasteur, est présent et à l'œuvre dans l'Église. Il est à la recherche continuelle de la brebis perdue, il la ramène au bercail, il panse ses blessures ; il veille sur la brebis faible et malade, et il protège celle qui est robuste (Ez 34,16). Voilà pourquoi, dès le premier jour, je n'ai jamais cessé d'exhorter : « N'ayez pas peur d'accueillir le Christ et d'accepter sa puissance ! » Je le redis aujourd'hui avec force : « Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! Laissez-vous conduire par lui. Ayez confiance en son amour ! »

dimanche 11 mai 2014

C’est parce que Marie est Mère qu’elle nous apprend à aimer

C'est parce que Marie est Mère que notre dévotion à son égard nous apprend à être enfants, à aimer pour de bon, sans mesure ; à être simples, sans les complications nées de l'égoïsme, parce que nous ne pensons qu'à nous-mêmes ; à être joyeux, en sachant que rien ne peut détruire notre espérance.

Le commencement de ce chemin menant jusqu'à la folie de l'amour de Dieu est un amour confiant envers la Très Sainte Vierge Marie. C'est ce que j'ai écrit, il y a déjà bien longtemps, dans le prologue à des commentaires du saint rosaire. Depuis lors, j'ai pu m'assurer bien souvent de cette vérité.

Je ne vais pas faire ici de grands raisonnements pour commenter cette idée ; je vous inviterai plutôt à en faire l'expérience, à la découvrir vous-mêmes en recherchant avec amour la compagnie de Marie, en lui ouvrant vos cœurs, en lui confiant vos joies et vos peines, en lui demandant de vous aider à connaître et à suivre Jésus.
Lire aussi sur mariedenazareth.com :
Les grandes prières mariales

Saint José Maria Escriva
Dans Quand le Christ passe, page 143

samedi 10 mai 2014



Livre des Actes des Apôtres 9,31-42.
L'Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie. Dans la crainte du Seigneur, elle se construisait et elle avançait ; elle se multipliait avec l'assistance de l'Esprit Saint.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple !
« Tu as les paroles de la vie éternelle »

C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.

« À qui donc irions-nous ? », demande Pierre. Il veut dire : « Qui nous instruira comme toi des mystères divins ? », ou encore : « Auprès de qui trouverions-nous quelque chose de meilleur ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » Elles ne sont pas intolérables, comme le disent d’autres disciples. Au contraire, elles conduisent à la réalité la plus extraordinaire de toutes, la vie sans fin, la vie impérissable.

L’Esprit Saint rend en quelque sorte immense le cœur de Marie


vendredi 9 mai 2014

"Une âme de bonne volonté me demandait dernièrement ce qu'il fallait faire pour bien aimer et servir le Bon Dieu et le Sainte Vierge... pour aller au ciel.
Pour aller au ciel, il faut avoir, il suffit d'avoir une âme d'amour ; mais pour avoir une âme céleste, un cœur libre et empreint d'amour divin, un corps patient et obéissant à tout, pour aspirer arriver au sommet de la perfection... IL FAUT AIMER !
Dieu est amour, Dieu fait tout par amour ! Que demande-t-il de nous si ce n'est de l'aimer ? Ô mon Dieu, donnez-moi, donnez-nous chaque jour, de faire un pas dans votre amour."
Marthe Robin (Journal - 5 mai 1930)

9 mai – Italie : Notre Dame du Bois (1607)

Le silence de Marie et de Joseph

Je ne sais s'il ne vaudrait pas peut-être mieux s'unir au silence de Marie, que d'en expliquer le mérite par nos paroles. Car qu'y a-t-il de plus admirable, après ce qui lui a été annoncé par l'ange, après ce qui s'est passé en elle-même, que d'écouter parler tout le monde et demeurer cependant la bouche fermée ?

Elle a porté dans son sein le Fils du Très-Haut(…). Que n'a-t-elle pas senti par sa présence ? Et si pour en avoir approché, Jean dans le sein de sa mère a ressenti un tressaillement si miraculeux, quelle paix, quelle joie divine n'aura pas senties la Sainte Vierge à la conception du Verbe que le Saint-Esprit formait en elle !(…).

Cependant elle le laisse louer par tout le monde : elle entend les bergers ; elle ne dit mot aux mages qui viennent adorer son Fils : elle écoute Siméon et Anne la prophétesse, elle ne s'épanche qu'avec sainte Elisabeth, dont sa visite avait fait une prophétesse (…). Joseph entre en part de son silence comme de son secret, lui à qui l'ange avait dit de si grandes choses, et qui avait vu le miracle de l'enfantement virginal. (…).

Les grandes choses que Dieu fait au dedans de ses créatures opèrent naturellement le silence, le saisissement, je ne sais quoi de divin qui supprime toute expression. 
Lire aussi sur mariedenazareth.com :
Magnificat

Bossuet
Le silence et l'admiration de Marie
www.spiritualite-chretienne.com