mardi 9 juin 2020

Tu m'apprends le chemin de la vie : 
devant ta face, débordement de joie ! 
À ta droite, éternité de délices ! 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,17-19.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. 
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. 
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. » 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Bulle
Méliton de Sardes (?-v. 195)
évêque
Homélie pascale, passim ((Livre des jours – Office romain des lectures ; Le Cerf – Desclée de Brouwer – Desclée – Mame ; © AELF Paris 1976 ; lun. de Pâques, p. 329; trad. O. Perler, Éd. du Cerf 1966, SC 123, p. 60-64.120-122; rev.)

« Je suis venu non pas abolir mais accomplir la Loi »
Le sacrifice de l'agneau pascal, les rites de la Pâque (Ex 12) et la lettre de la Loi ont abouti au Christ Jésus, en vue de qui tout est arrivé dans la Loi ancienne, et encore davantage dans l'ordre nouveau. Car la Loi est devenue le Verbe : d'ancienne, elle est devenue nouvelle (…), les commandements ont été transformés en grâce, la préfiguration en vérité, l'agneau est devenu fils, la brebis est devenue homme et l'homme est devenu Dieu. (…)
Le Seigneur, qui était Dieu, a revêtu notre humanité, a souffert pour celui qui souffrait, a été enchaîné pour celui qui était captif, a été jugé pour le coupable, a été enseveli pour celui qui était enseveli. Il est ressuscité des morts et a déclaré à haute voix : « Qui disputera contre moi ? Qu'il se présente en face de moi » (Is 50,8). C'est moi qui ai délivré le condamné ; c'est moi qui ai rendu la vie au mort ; c'est moi qui ai ressuscité l'enseveli. « Qui ose me contredire ? » C'est moi le Christ, dit-il ; moi qui ai détruit la mort, qui ai triomphé de l'adversaire, qui ai lié l'ennemi puissant et qui ai emporté l'homme vers les hauteurs des cieux. C'est moi le Christ.
Venez donc, toutes les familles des hommes, pétries de péchés, et recevez le pardon des péchés. Car c'est moi qui suis votre pardon, moi la Pâque du salut, moi l'agneau immolé pour vous, moi votre rançon, moi votre vie, moi votre résurrection, moi votre lumière, moi votre salut, moi votre roi. C'est moi qui vous emmène vers les hauteurs des cieux, c'est moi qui vous ressusciterai, c'est moi qui vous ferai voir le Père qui existe de toute éternité, c'est moi qui vous ressusciterai par ma main puissante.

lundi 8 juin 2020

Beaucoup demandent : « Qui nous fera voir le bonheur ? » 
Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage ! 
Tu mets dans mon cœur plus de joie 
que toutes leurs vendanges et leurs moissons. 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,13-16.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. 
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. 
Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. 
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. » 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Bulle
Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301)
moniale bénédictine
Le Héraut, Livre III, SC 143 (Œuvres spirituelles, trad. P. Doyère, éd. du Cerf, 1968, p. 311, 313, rev.)

Tout pour ma gloire
[Une personne] s’affligeait de ce qu’elle se voyait empêchée de vaquer à l’oraison du fait des divers soucis que lui causait l’emploi dont elle était chargé.
Comme Gertrude priait pour elle, elle reçut du Seigneur la réponse suivante : « Je n’attends pas d’elle qu’elle me serve une heure par jour, mais bien que, pendant toute la journée, elle soit sans cesse en ma présence, et cela, en accomplissant continuellement tous ses travaux pour ma gloire, dans l’esprit même où elle voudrait vaquer à la prière, et y ajoutant, en outre, cet acte de piété. À chaque travail qu’elle accomplit dans sa charge, de souhaiter toujours que tous ceux qui bénéficieront de son travail non seulement en soient restaurés corporellement, mais aussi spirituellement entraînés à m’aimer davantage et affermis dans le bien.
Et toutes les fois qu’elle agira ainsi, elle semblera assaisonner sagement tous les plats qui sont, pour ainsi dire, ses travaux et labeurs, d’un sel à mon goût, d’une exquise saveur. »

dimanche 7 juin 2020

MÉDITATION DE CE JOUR

DIMANCHE 7 JUIN


Au Père, dans le Fils, par l’Esprit
Dans le Christ, votre Fils, vous avez, ô Père, dévoilé votre visage et commencé une œuvre nouvelle. Il a vaincu le destin et il nous a montré votre providence dans ce qui arrive. Désormais tout doit être pour nous une décision de votre amour. Une consolation nous est ainsi donnée, mais aussi une tâche. Ce message n’est pas une permission de laisser négligemment aller les choses ni de fermer les yeux devant leur gravité, mais une exhortation à agir saintement. Votre royaume doit être pour nous l’unique nécessaire. Notre premier effort et notre premier soin doivent tendre à la venue de votre règne et à l’accomplissement de sa justice. Mais alors il nous est permis de savoir que toutes choses, même les plus sombres, servent à notre salut. Quoi que le destin nous apporte, nous devons le hausser par la foi jusqu’à en faire l’image de votre providence, surmonter avec confiance ce qu’il a pour nous d’inquiétant et collaborer à votre œuvre dans l’amour. Aidez-moi, ô Seigneur, à éclairer la confusion des choses par la lumière de la foi et à transformer par la force de la confiance le fardeau de tout ce qui pèse sur moi. Et que votre Saint-Esprit me rende témoignage dans mon cœur que je suis vraiment votre enfant et que j’ai raison de recevoir de votre main tout ce qui arrive.

Pour conserver la pureté, il y a trois choses : la Présence de Dieu, la prière et les sacrements.

Je lève les yeux vers les montagnes : 
d'où le secours me viendra-t-il ? 
Le secours me viendra du Seigneur 
qui a fait le ciel et la terre. 

Qu'il empêche ton pied de glisser, 
qu'il ne dorme pas, ton gardien. 
Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, 
le gardien d'Israël. 

Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage, 
se tient près de toi. 
Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper, 
ni la lune, durant la nuit. 

Le Seigneur te gardera de tout mal, 
il gardera ta vie. 
Le Seigneur te gardera, au départ et au retour, 
maintenant, à jamais. 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,1-12.
En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. 
Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : 
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. 
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. 
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. 
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. 
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. 
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. 
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. 
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. 
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. 
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. » 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Bulle
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)
prêtre, curé d'Ars
Pensées choisies du saintt Curé d'Ars (J. Frossard; Éds Téqui 1961; p. 60, rév.)

Une âme pure a tous les pouvoirs
Il n'y a rien de si beau qu'une âme pure. Si on le comprenait, on ne pourrait pas perdre la pureté. Une âme pure est comme une belle perle. Tant qu'elle est cachée dans un coquillage, au fond de la mer, personne ne songe à l'admirer. Mais si vous la montrez au soleil, cette perle brille et attire les regards. La pureté vient du ciel : il faut la demander à Dieu. si nous la demandons, nous l'obtiendrons. Il faut bien prendre garde de la perdre. Il fait fermer notre cœur à l'orgueil, à la sensualité et à toutes les autres passions. 
Mes enfants, on ne peut comprendre le pouvoir qu'une âme pure a sur le Bon Dieu : elle obtient tout ce qu'elle veut. Une âme pure est auprès de Dieu comme un enfant auprès de sa mère : il la caresse, l'embrasse, et sa mère lui rend ses caresses et ses embrassements. 
Pour conserver la pureté, il y a trois choses : la Présence de Dieu, la prière et les sacrements.

samedi 6 juin 2020

IDeuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 13,11-13.
Frères, soyez dans la joie, cherchez la perfection, encouragez-vous, soyez d’accord entre vous, vivez en paix, et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. 
Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix. Tous les fidèles vous saluent. 
Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous. 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,16-18.
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. 
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » 
Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Bulle
Saint Athanase (295-373)
évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Première lettre à Sérapion, n°1, 18-20 ; PG 26, 373 ; SC 15 (Lettres à Sérapion sur la divinité du Saint-Esprit; trad. J. Lebon; Éd. du Cerf 1947; p. 115-119 rev.)

« Tout homme qui croit en lui (...) obtiendra la vie éternelle »

Vivre de l'Esprit-Saint - Et maintenant ?

Les œuvres de miséricorde corporelles sont pour la plupart tirées de l’énoncé du Seigneur lorsqu’il décrit le Jugement Dernier. Nous trouvons chez saint Mathieu la description du Jugement dernier (Mt 25,31-16) :
« Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :  « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car J'avais faim, et vous M'avez donné à manger ; J'avais soif, et vous M’avez donné à boire ; J'étais un étranger, et vous M’avez accueilli ; J’étais nu, et vous M'avez habillé ; J’étais malade, et vous M'avez visité ; J'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à Moi ! » Alors les justes Lui répondront : « Seigneur, quand est-ce que nous T'avons vu...? Tu avais donc faim, et nous T'avons nourri ? Tu avais soif, et nous T'avons donné à boire ? Tu étais un étranger, et nous T'avons accueilli ? Tu étais nu, et nous T'avons habillé ? Tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à Toi ? »  Et le Roi leur répondra : « Amen, Je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont Mes frères, c'est à Moi que vous l'avez fait. » Alors Il dira à ceux qui seront à Sa gauche : « Allez-vous-en loin de Moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et Ses anges. Car J'avais faim, et vous ne M'avez pas donné à manger ; J'avais soif, et vous ne M'avez pas donné à boire ; J'étais un étranger, et vous ne M'avez pas accueilli ; J’étais nu, et vous ne M'avez pas habillé ; J'étais malade et en prison, et vous ne M'avez pas visité. » Alors ils répondront, eux aussi : « Seigneur, quand est-ce que nous T'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à Ton service ? » Il leur répondra : « Amen, Je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à Moi non plus vous ne l'avez pas fait. »  Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. 
Exercer les œuvres de miséricorde communique des grâces à celui qui les fait. « Donnez et l’on vous donnera », dit saint Luc dans son évangile. En effet, avec ces œuvres de miséricorde nous faisons la Volonté de Dieu, nous donnons du nôtre aux autres et le Seigneur promet de nous donner à nous aussi ce dont nous aurons besoin.
Par ailleurs, c’est grâce aux bonnes œuvres que nous effaçons petit à petit la dette qu’a encore notre âme pour nos péchés déjà pardonnés. Ces bonnes œuvres sont, bien évidemment, les œuvres de miséricorde : « Bienheureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde » (Mt.5,7). 
Les œuvres de Miséricorde nous aident aussi à faire des pas vers le ciel puisqu’elles nous font ressembler à Jésus, notre modèle, qui nous apprit ce que doit être notre attitude vis-à-vis des autres. C’est l’évangile de Matthieu qui nous le rapporte : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur ».

Les œuvres de miséricorde corporelles 

1) Donner à manger à ceux qui ont faim ; 
2) Donner à boire à ceux qui ont soif. Elles sont complémentaires et concernent l’aide alimentaire et tous les secours matériels à apporter aux nécessiteux, à ceux qui manquent de l’indispensable dans leur quotidien. Saint Luc rappelle le conseil de Jésus dans ce sens : « Que celui qui a deux manteaux les partage avec celui qui n’en a pas ; que celui qui a de quoi manger, fasse de même » (Lc 3,11).
3) Accueillir l’étranger. Cet accueil était vital dans l’Antiquité puisque les voyageurs risquaient leur vie dans leurs déplacements. Ce n’est pas tout à fait le cas de nos jours. Ceci dit, nous devons être prêts à ouvrir nos portes à celui qui est dans la difficulté extrême et non pas seulement par hospitalité ou par amitié. 
4) Vêtir ceux qui sont nus. Cette œuvre de miséricorde vise à couvrir une autre nécessité de base : le vêtement. Souvent la paroisse, une organisation humanitaire, nous en facilitent la tâche en collectant des habits. Pensons alors à ne pas leur donner seulement ce que nous avons rejeté, ce que nous ne mettons plus, mais offrons leur aussi ce qui nous serait encore utile. C’est saint Jacques dans sa lettre qui nous encourage à être généreux : « Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l’un de vous leur dit : « Allez en paix ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim !  sans leur donner le nécessaire pour vivre, à quoi cela sert-il ? » (Jc 2, 15-16).
5) Visiter les malades. Il s’agit de prendre soin, matériellement et en leur tenant compagnie, des malades et des personnes âgées. Le Bon Samaritain est le meilleur exemple. Il soigna le blessé et ne pouvant pas s’en occuper directement, il confia ses soins à quelqu’un d’autre qu’il rémunéra. (Lc. 10, 30-37).
6) Visiter les prisonniers. Aller auprès de ceux qui sont en prison pour leur apporter un secours matériel et spirituel qui les aide à devenir meilleurs, à s’amender, à préparer leur réinsertion par le travail, etc. C’est aussi collaborer à la libération des innocents, des séquestrés. Dans l’Antiquité, les chrétiens versaient des rançons pour les esclaves ou se livraient eux-mêmes à la place de prisonniers innocents. 
7) Enterrer les morts. Le Christ n’avait pas où poser sa tête. Joseph d’Arimathie lui céda son tombeau et, qui plus est, eut le courage d’aller trouver Pilate pour lui en demander le corps. Nicodème l’aida aussi à l’ensevelir. (Jn. 19, 38-42). Enterrer les morts peut sembler une injonction superflue puisque tout le monde est en fait enterré. Cette injonction est pressante en temps de guerre. Pourquoi est-il donc important d’enterrer dignement le corps humain ? Parce que le corps humain a été la demeure du Saint-Esprit. Nous sommes « des temples du Saint-Esprit » (1 Cor 6,19).

Les œuvres de miséricorde spirituelles

1) Instruire l’ignorant. Il y a beaucoup de choses que l’on ignore, y compris dans le domaine religieux. Notre enseignement qui peut être oral, écrit, direct ou à travers les moyens de communication, mérite la récompense dont parle la Bible : « Ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude resplendiront comme les étoiles dans les siècles des siècles» (Dan.12,3b).
2) Conseiller ceux qui en ont besoin. Le don de conseil fait partie des dons de l’Esprit-Saint. Pour donner un bon conseil, il faut donc être en harmonie avec Dieu. En effet, il ne s’agit pas ici de donner tel ou tel avis personnel, mais d’orienter celui qui a besoin d’un guide. 
3) Exhorter les pécheurs. Cette œuvre de miséricorde concerne surtout le péché. Autrement dit, il faut corriger le pécheur. C’est Jésus lui-même qui parle de la correction fraternelle dans l’évangile de Mathieu : Jésus dit : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère » (Mt. 18, 15-17).

Nous sommes tenus de corriger notre prochain avec douceur et humilité. Cela peut être difficile, mais il faut alors penser à la fin de la lettre de saint Jacques : « sachez que celui qui ramène un pécheur de la voie où il s'égare, sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés » (Jc. 5,20).
4) Pardonner les offenses. « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés », demandons-nous dans le Notre Père. Et le Seigneur nous éclaire ainsi : « Si vous pardonnez leurs offenses aux hommes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas les offenses des hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus » (Mt. 6, 14-15). 
Pour ce faire, il faut surmonter la vengeance, le ressentiment, traiter aimablement celui qui nous a offensé. L’Ancien Testament nous propose le bel exemple de Joseph qui pardonna à ses frères d’avoir essayé de le tuer puis de l’avoir vendu. « Maintenant ne vous affligez pas et ne soyez pas fâchés contre vous-mêmes de ce que vous m'avez vendu pour être conduit ici ; c'est pour vous sauver la vie que Dieu m'a envoyé devant vous  » (Gn. 45,5). Le Christ sur la Croix est le plus grand pardon du Nouveau Testament. Il nous apprend à tout pardonner et toujours : « Père, pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc. 23, 34).
5) Consoler celui qui est triste. Consoler celui qui peine, qui est dans la difficulté, est aussi une œuvre de miséricorde spirituelle. Cette consolation est souvent suivie d’un bon conseil qui aide à supporter la souffrance ou la tristesse. Entourer nos frères à tout instant, mais surtout à l’instant pénible, c’est imiter Jésus qui avait compassion des souffrances des autres. C’est manifeste le jour où Il ressuscite le fils de la veuve de Naïm : « Lorsqu'Il fut près de la porte de la ville, voici qu’on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve ; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville. Le Seigneur, l'ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit : Ne pleure pas ! Il s'approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s'arrêtèrent. Il dit : Jeune homme, Je te le dis, lève-toi ! Et le mort s'assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère » (Lc 7, 11-17).
6) Supporter patiemment les défauts des autres. La patience face aux défauts des autres est une vertu tout comme une œuvre de miséricorde. On se pliera en la matière à ce conseil utile : si jamais supporter ces défauts entraînait un dommage plutôt qu’un bien, on serait alors tenu de corriger autrui avec beaucoup de douceur et de charité. 
7) Prier pour les vivants et les morts. Saint Paul demande de prier pour tout le monde, sans discrimination, y compris pour nos gouvernants et les autorités, pour tous ceux qui ont des responsabilités, puisque Dieu « veut que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (Tm 2, 2-3). Les défunts au Purgatoire dépendent de notre prière. C’est une bonne œuvre de prier pour eux afin qu’ils soient libérés de leurs péchés. (Mac. 12,46).

Que nous sachions écouter et suivre les motions de l’Esprit-Saint, ce divin consolateur, ce céleste bâtisseur de l’Eglise d’aujourd’hui que nous sommes.