mercredi 8 juillet 2015

l’hymne au « don de soi-même » du pape François

AMEN !


À Quito, l’hymne au « don de soi-même » du pape François

Le pape a axé sa messe finale en Équateur, mardi 7 juillet, sur la mission évangélisatrice de l’Église.

8/7/15 - 09 H 27
agrandirLe pape François lors de la messe à Quito, le 07 juillet 2015.
ANDRÉS BELTRAMO/NOTIMEX
Le pape François lors de la messe à Quito, le 07 juillet 2015.
AVEC CET ARTICLE
Dans une foisonnante homélie, qui reprend plusieurs thèmes importants de son pontificat, il présente cette mission comme un antidote à « l’individualisme diffus », exigeant au contraire de se donner aux autres, sans prosélytisme.

L’homélie du pape François, mardi 7 juillet à Quito, offre un condensé de ce qu’il veut accomplir durant son pontificat : « Mettre l’Église en état de mission ». La messe qu’il a célébrée dans un grand parc de la capitale équatorienne, en présence du président Rafael Correa, à l’avant-dernier jour de sa visite dans ce pays, a porté entièrement sur ce thème de l’évangélisation.
La chasuble tissée avec des motifs indiens que portait le pape ou la seconde lecture lue en quechua, langue indigène, n’étaient que des signes concrets, parmi d’autres, pour représenter ce qui devrait toujours animer l’Église catholique : « La douce et réconfortante joie d’évangéliser, la conviction d’avoir un bien immense à communiquer et qu’en le communiquant, il s’enracine ». « Quiconque a vécu cette expérience acquiert plus de sensibilité pour les besoins des autres », assure Jorge Bergoglio.
Le pape oppose sans détour cette mission d’évangéliser à « l’individualisme diffus », déjà dénoncé notamment dans son exhortation Evangelii gaudium, support essentiel à son homélie. Ce repli individualiste est, pour lui, à la racine de tous les maux de ce « monde troublé ». On le retrouve « dans une recherche stérile de pouvoir, de prestige, de plaisir ou de sécurité économique dont les victimes sont les plus pauvres et les plus vulnérables, qui ne perdent pas leur dignité tous les jours frappée », s’est-il exclamé le pape, avec des accents proches de son encyclique Laudato si’.

"D’AUTRES PROCESSUS DE LIBÉRATION"

« Notre réponse n’est pas de faire les distraits, d’arguer que nous n’avons pas les moyens ou que la réalité nous dépasse », dit-il aux catholiques, comme il l’avait fait en annonçant le jubilé de la miséricorde qui vise aussi à relancer l’ardeur évangélisatrice dans son Église. Lui ne craint pas les mots de « rêve » ou d’« utopie ».
Mais répondre avec justesse à cette mission demande aux fidèles d’être unis, autre sujet développé par le pape dans cette homélie. Unis « entre nous » et bien sûr au Christ. « Mettre l’Église en état de mission nous demande de recréer la communion, car il ne s’agit pas d’une action uniquement vers l’extérieur », rappelle-t-il, insistant sur « la vie spirituelle de l’évangélisateur (..) qui ne se confond pas avec quelques moments religieux qui apportent un certain soulagement ». Cette « rencontre personnelle » avec Jésus n’est pas non plus repli puisqu’elle débouche nécessairement sur une ouverture vers les autres.
« La tâche de l’unité » n’est pas non plus à confondre avec l’uniformité, prévient-il encore, mettant en garde contre « la volonté de leadership unique, le manque de compréhension d’autres processus de libération ayant des caractéristiques différentes mais pas pour autant antagonistes ». Lui préfère « l’immense richesse de ce qui est varié, de ce qui est multiple », où l’unité se fonde sur un sens de la fraternité, qu’il a également approfondi de nouveau ici : elle « ne se fonde pas sur le fait d’avoir les mêmes goûts, les mêmes inquiétudes, les mêmes talents. Nous sommes frères parce que, par amour, Dieu nous a créés et nous a destinés, de sa propre initiative, à être ses enfants ». Et cette fraternité dans la diversité protège l’Église contre « la tentation de propositions plus proches des dictatures, des idéologies ou des sectarismes. »
« Qu’il serait beau que tous puissent admirer comment nous prenons soin les uns des autres. Comment mutuellement nous nous encourageons et comment nous nous accompagnons », a-t-il lancé comme en écho à la fameuse phrase de l’écrivain chrétien Tertullien, « Voyez comme ils s’aiment ».

« LA FOI EST TOUJOURS RÉVOLUTIONNAIRE »

Ainsi unis, les chrétiens peuvent évangéliser mais, autre travers dénoncé, sans « se livrer au prosélytisme », sans « des paroles pompeuses, ni des termes compliqués ». Le pape mise au contraire sur l’attraction du seul témoignage : « S’approcher humblement de ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, de ceux qui sont craintifs ou de ceux qui sont indifférents ». Il préfère en ce sens la démarche « artisanale » d’« ouvrir le cœur au compagnon de route sans crainte, sans méfiance ».
Impossible d’aller au bout de cette route sans finir par se donner soi-même, a conclu le pape François dans ce qui est à la fois le cœur de son homélie et du christianisme : « C’est cela évangéliser, c’est cela notre révolution – parce que notre foi est toujours révolutionnaire -, c’est cela notre cri le plus profond et le plus constant. »
En usant ainsi de mots tels « révolution », « liberté », « indépendance » et « libération » dans son texte lu en espagnol, le pape François ne pouvait que rejoindre un vocabulaire latino-américain cher aux fidèles présents. Ceux-ci n’ont pas manqué de ponctuer son homélie d’applaudissements.
8/7/15 - 09 H 27

dimanche 5 juillet 2015

Notre responsabilité n'est pas de contrôler la liberté des autres, mais de faire nous-mêmes un bon usage de la liberté que nous avons en Christ. 

C'est parce que l'apôtre Pierre et Barnabas se savaient surveillés, épiés, qu'ils ont restreint leur liberté de continuer à manger avec les païens. Galates 2.11-13

Une prière pour aujourd'hui
Seigneur, je ne veux pas être, ni un contrôleur de la liberté des autres, ni un craintif qui se laisse restreindre dans la liberté que j'aie en toi. Aide-moi à découvrir toute la dimension de la liberté que j'aie en toi. Amen.

samedi 4 juillet 2015

Prière des vacanciers.

Prière des vacanciers.

>

> Seigneur Notre Dieu,
Veille sur ceux qui prennent la route:
afin qu’ils arrivent sans encombre au terme de leur voyage.
Que ce temps de vacances soit pour nous tous
un moment de détente, de repos, de paix!
Sois pour nous, Seigneur,
l’ami que nous retrouvons sur nos routes,
qui nous accompagne et nous guide.
Donne-nous le beau temps et le soleil qui refont
nos forces et qui nous donnent le goût de vivre.
Donne-nous la joie simple et vraie de nous retrouver
en famille et entre amis.
Donne-nous d’accueillir ceux que nous rencontrerons
pour leur donner un peu d’ombre
quand le soleil brûle trop,
Pour leur ouvrir notre porte
quand la pluie et l’orage les surprennent,
pour partager notre pain et notre amitié
quand ils se trouvent seuls et désemparés.
Seigneur, notre Dieu,
Toi notre Phare ,
veille encore sur nous quand
nous reprendrons le chemin du retour:
Pour vivre ensemble une nouvelle année,
nouvelle étape sur la route du salut.


> Bonne vacances!   

jeudi 2 juillet 2015

courage et confiance !

Psaume 116(114),1-2.3-4.5-6.8-9.
J'aime le Seigneur :
il entend le cri de ma prière ;
il incline vers moi son oreille :
toute ma vie, je l'invoquerai.

J'étais pris dans les filets de la mort,
retenu dans les liens de l'abîme,
j'éprouvais la tristesse et l'angoisse ;
j'ai invoqué le nom du Seigneur :
« Seigneur, je t'en prie, délivre-moi ! »

Le Seigneur est justice et pitié,
notre Dieu est tendresse.
Le Seigneur défend les petits :
j'étais faible, il m'a sauvé.

Il a sauvé mon âme de la mort,
gardé mes yeux des larmes
et mes pieds du faux pas.
Je marcherai en présence du Seigneur
sur la terre des vivants.

mardi 30 juin 2015

Il se fait « tout à tous », en restant lui-même ce qu'il est par nature.

lundi 29 juin 2015

Commentaire du jour :
Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église Sermon 82/69 pour l'anniversaire des apôtres Pierre et Paul (trad. SC 200, p. 53 rev.)

« Quand tu auras vieilli..., on te mènera où tu ne voudrais pas aller » (Jn 21,18)


Tu ne crains pas de venir en cette ville de Rome, ô saint apôtre Pierre ! ... Tu ne crains pas Rome, maîtresse du monde, toi qui dans la maison de Caïphe as pris peur devant la servante du grand prêtre. La puissance des empereurs Claude et de Néron était-elle donc moindre que le jugement de Pilate ou que la fureur des dirigeants des juifs ? C'est que la force de l'amour triomphait en toi des raisons de craindre ; tu ne pensais pas devoir redouter ceux que tu as reçu mission d'aimer. Cette charité intrépide, tu l'avais déjà reçue quand l'amour que tu avais professé pour le Seigneur a été fortifié par sa triple question (Jn 21,15s)... Et il y avait pour accroître ta confiance les signes de tant de miracles, le don de tant de charismes, l'expérience de tant d'œuvres merveilleuses ! ... Sans douter donc de la fécondité de la tâche ni ignorer le temps qui te restait à vivre, tu apportais le trophée de la croix du Christ à Rome où t'attendaient, par une divine prédestination, à la fois l'honneur de l'autorité et la gloire du martyre.


    En cette même ville arrivait saint Paul, apôtre avec toi, instrument de choix (Ac 9,19) et enseignant des païens (1Tm 2,7), pour être avec toi en ce temps où déjà toute innocence, toute liberté, toute pudeur étaient opprimées sous le pouvoir de Néron. C'est lui qui, dans sa folie, a décrété le premier contre le nom chrétien une persécution générale et atroce, comme si la grâce de Dieu pouvait être éteinte par le massacre des saints... Mais « Précieuse aux regards de Dieu est la mort de ses saints » (Ps 115,15). Aucune cruauté n'a pu détruire la religion fondée par le mystère de la croix du Christ. L'Eglise n'est pas amoindrie, mais agrandie par les persécutions ; le champ du Seigneur se revêt sans cesse d'une plus riche moisson, lorsque les grains, tombant seuls, renaissent multipliés (Jn 12,24). Quelle descendance ont donnée en se développant ces deux plants divinement semés ! Des milliers de saints martyrs imitant le triomphe de ces deux apôtres ont...couronné cette ville d'un diadème aux pierreries innombrables.





jeudi 25 juin 2015

..."et tu lui donneras le nom d’Ismaël (c’est-à-dire : Dieu entend), car le Seigneur t’a entendue dans ton humiliation..."
Psaume 106(105),1-2.3-4ab.4c-5.
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Qui dira les hauts faits du Seigneur,
qui célébrera ses louanges ?

Heureux qui pratique la justice,
qui observe le droit en tout temps !
Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.

Toi qui le sauves, visite-moi :
que je voie le bonheur de tes élus ;
que j'aie part à la joie de ton peuple,
à la fierté de ton héritage.


« Eveille-toi, toi qui dors » (Ep 5,14)


« Tout homme qui écoute ce que je dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. » Il faut donc, selon ce que dit notre Maître, que nous nous appliquions non seulement à écouter la parole de Dieu, mais encore à y conformer notre vie... L'écoute de la loi est une bonne chose, car elle nous incite aux actions vertueuses. Nous avons raison de lire et de méditer les Écritures, car c'est ainsi que nous purifions le fond de notre âme des pensées mauvaises.


Mais lire, écouter et méditer assidûment la parole de Dieu sans la mettre en pratique, est une faute que l'Esprit de Dieu a condamnée à l'avance... Il a même interdit à celui qui se trouve dans de telles dispositions de prendre le livre saint dans ses mains. A l'impie, Dieu déclare : « Qu'as-tu à réciter mes lois, à garder mon alliance à la bouche, toi qui n'aimes pas les reproches et rejettes loin de toi mes paroles ? » (Ps 49,16-17)... Celui qui lit assidûment les Écritures sans les mettre en pratique trouve son accusation dans sa lecture ; il mérite une condamnation d'autant plus grave qu'il méprise et dédaigne chaque jour ce qu'il entend chaque jour. Il est comme un mort, un cadavre sans âme. Des milliers de trompettes et de cors peuvent bien sonner aux oreilles d'un mort, il ne les entendra pas. De même, l'âme qui est morte dans le péché, le cœur qui a perdu le souvenir de Dieu, n'entend pas le son ni les cris des paroles divines, et la trompette de la parole spirituelle ne l'impressionne pas ; cette âme est plongée dans le sommeil de la mort...


Il faut donc que le disciple de Dieu porte ancré dans son âme le souvenir de son Maître, Jésus Christ, et qu'il pense à lui jour et nuit.