samedi 13 juin 2015

Ce saint en herbe, ce saint en germe, c’est vous, c’est moi

« Ce saint en herbe, ce saint en germe, c’est vous, c’est moi »

Dom Philippe Piron
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O Dieu qui a préparé dans le Cœur de la bienheureuse Vierge Marie une demeure digne de l’Esprit Saint, accorde-nous par son intercession, de devenir le temple de ta gloire.

C’est avec cette prière toute simple mais si profonde que l’Église nous fait entrer dans la célébration de la mémoire du Cœur immaculé de Marie. Il est heureux de noter également que cette mémoire suit immédiatement la solennité du Sacré-Cœur, comme pour nous montrer le lien si intime et si précieux qui unit le Cœur de la Vierge à celui de son divin Fils. Comment nous en étonner quand, avec toute la tradition, nous vénérons la Vierge comme la fille bien-aimée du Père, la mère immaculée du Fils, l’épouse très fidèle du Saint-Esprit !
Une telle magnificence de grâce chez la Vierge était en quelque sorte nécessaire pour la préparer à sa mission exceptionnelle de Mère de Dieu. Il lui revenait d’engendrer et d’offrir au monde le Fils de Dieu lui-même et il convenait, à cet égard, qu’elle soit pleine de grâce, immaculée dès sa conception.
C’est pourquoi, avec une immense confiance, nous nous tournons vers la Vierge Marie pour notre pays la France, nous souvenant également que depuis le Vème siècle, depuis Clovis et saint Rémi, la France est la « Fille aînée de l’Église » et que depuis le vœu de Louis XIII, le 10 février 1638, la France est solennellement consacrée à la Vierge Marie en sa glorieuse Assomption. Fils et filles de cette noble terre de France, nous avons donc, presque par nature si l’on peut dire, un lien particulier qui nous unit à l’Église, et une grâce spécifique qui nous place sous la protection particulière de la Vierge Marie.
À l’image de Marie, nous sommes invités à entrer toujours plus avant dans cette intimité exceptionnelle avec notre Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Nous sommes invités, selon les mots d’Isaïe (54, 2) à élargir l’espace de notre tente, à déployer sans hésiter la toile de notre demeure, c’est-à-dire à dilater notre cœur, pour y accueillir, à notre tour et selon notre mode propre, Jésus, l’hôte divin, qui vient nous visiter si régulièrement et si réellement, dans la liturgie, les sacrements, tout particulièrement l’eucharistie, mais aussi dans la lecture de la Bible (la lectio divina), ou encore dans nos rencontres fraternelles, amicales ou même inattendues.
Avec l’Esprit Saint dont elle est comblée, Marie vient vous aider dans votre vie de foi. Elle vient nous apprendre à être attentifs à ce que nous dit le Seigneur. Elle nous invite à nous laisser conduire par lui et, comme aux serviteurs des noces de Cana, elle nous dit : Tout ce qu’il vous dira, faites-le (Jn 2, 5). Au cœur du monde et de la vie, au cœur du combat spirituel que nous devons mener, Marie nous encourage et nous soutien. N’ayez pas peur, nous dit-elle, n’ayez pas peur d’être des amis de Jésus, des amis de Dieu, c’est-à-dire n’ayez pas peur d’être des saints.
Les saints, sauf la Vierge Marie bien sûr, ne sont pas des êtres parfaits, sinon il n’y en aurait pas, car homme ou femme, nous sommes tous pécheurs, c’est notre nature. Cela ne veut pas dire que nous n’ayons rien à faire. Le saint est celui qui, à l’école de la Vierge Marie et à l’écoute du Saint-Esprit, a choisi son but ultime. Il sait où il veut aller. Même s’il tombe, même s’il a parfois l’impression de ne pas y arriver, il persévère, il est fidèle dans ses choix. Il demande pardon à Dieu de ses fautes et de ses péchés, il demande pardon à ses frères qu’il a pu offenser, et confiant dans la miséricorde de Dieu, dans l’amour de Dieu pour lui, dans l’amour de ses frères, il se relève et continue son chemin, en s’appuyant toujours plus fortement sur la grâce de Dieu.
Le saint est celui qui a pris conscience qu’il est aimé de Dieu, et qui veut répondre à cet amour. Le saint est toujours en chemin, il croit, il espère, il est heureux et émerveillé de l’amour de Dieu pour lui, de l’amour de son conjoint, de l’amour de son frère, de l’amour de ses parents, de l’amour de ses enfants…
Le saint est celui qui sait aussi se taire et prier et qui fait silence dans le fond de son cœur pour y écouter le murmure de Dieu qui lui dit sans cesse : « Je t’aime ! ».
Le saint est celui qui aime Dieu en aimant ses frères les hommes et de ce fait, le saint est toujours solidaire des joies, des espérances, des souffrances et des épreuves de ses frères et sœurs en humanité. Le saint a le cœur en feu et désire rendre l’humanité incandescente de joie et de bonheur.
Ce saint en herbe, ce saint en germe, c’est vous, c’est moi, c’est nous tous, qui, à l’école de la Vierge Marie et à l’écoute du Saint-Esprit, désirons nous laisser aimer par Dieu et voulons aimer nos frères les hommes.
Ce sont des saints, des fils de Marie, dont la France a besoin. Ce sont des saints, des fils de Marie, dont la « Fille aînée de l’Église » à besoin ! N’ayons pas peur d’être des saints.
O Dieu qui a préparé dans le Cœur de la bienheureuse Vierge Marie une demeure digne de l’Esprit Saint, accorde-nous par son intercession, à nous qui sommes ses enfants, de devenir des fils dans le Fils, des fils du Père, des amis de Jésus et des temples de ta gloire !
 
Commentaire du jour :
Saint Maximilien Kolbe (1894-1941), franciscain, martyr Conférences du 5/7/1936, 3 et 4/9/1937, 14/5/1936 (trad. Entretiens spirituels inédits, Lethieulleux 1974, p. 88)

« Voici ta mère » (Jn 19,27)


Efforçons-nous d'aimer le Seigneur Jésus avec le cœur de l'Immaculée, de le recevoir avec son cœur, de le louer avec ses attitudes à elle, de réparer, remercier, même si nous ne le comprenons pas, cependant c'est la réalité. C'est par son cœur, par ses attitudes que nous louons le Seigneur Jésus. Si vraiment c'est elle qui aime et glorifie Jésus par nous, alors nous sommes ses instruments.

Elle seule va nous apprendre comment aimer le Seigneur Jésus, bien mieux, sans comparaison, que tous les livres et tous les maîtres. Elle nous apprend à l'aimer comme elle l'aime. Et tout notre effort doit tendre à ce qu'elle seule aime le Seigneur Jésus avec notre cœur.

Seule l'âme possédée par l'amour de Dieu retire d'elle tout ce qui l'encombre. Tout se concentre sur l'amour de Dieu. Et maintenant qui donc aime plus Jésus pauvre et crucifié, dans la crèche, que la Mère très sainte ! Personne au monde, même parmi les anges, n'a aimé et n'aime aussi ardemment le Seigneur Jésus que la Mère de Dieu... L'Immaculée est l'épanouissement de l'amour divin dans nos âmes et le moyen de nous approcher du cœur de Jésus.

mardi 9 juin 2015

« Vous êtes la lumière du monde »

Psaume 119(118),129.130.131.132.133.135.
Quelle merveille, tes exigences,
aussi mon âme les garde !
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.

La bouche grande ouverte, j'aspire,
assoiffé de tes volontés.
Aie pitié de moi, regarde-moi :
tu le fais pour qui aime ton nom.

Que ta promesse assure mes pas :
qu'aucun mal ne triomphe de moi !
Pour ton serviteur que ton visage s'illumine :
apprends-moi tes commandements.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-16.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Chromace d'Aquilée (?-407), évêque
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°5, 1.3-4 : CCL 9, 405 (trad. cf bréviaire 11/06 et Orval)


« Vous êtes la lumière du monde »


Saint Jean a eu raison d'affirmer dans sa lettre : « Dieu est lumière », et que « celui qui demeure en Dieu » est « dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière » (1Jn 1,5.7; 3,24). Puisque nous avons la joie d'être libérés des ténèbres de l'erreur, nous devons toujours « marcher dans la lumière », comme de vrais « enfants de la lumière » (Ep 5,8)... C'est pourquoi l'apôtre Paul écrit : « Vous brillez comme des sources de lumière dans le monde, vous qui êtes porteurs de la parole de vie » (Ph 2,15-16). Si nous n'agissons pas ainsi, on verra que, pour notre malheur comme pour celui des autres, nous couvrons et nous cachons par notre manque de foi comme par un voile les bienfaits de cette lumière si nécessaire…


C'est pourquoi cette lampe resplendissante, qui a été allumée pour servir à notre salut, doit toujours briller en nous. Nous avons en effet la lampe du commandement du ciel et de la grâce spirituelle dont David disait : « Ta parole est une lampe pour mes pas, une lumière sur ma route » (Ps 118,105)... Cette lampe de la Loi et de la foi, nous ne devons donc pas la cacher, mais la dresser dans l'Église comme sur le lampadaire, pour le salut d'un grand nombre, afin de jouir nous-mêmes de la lumière de la vérité, et d'en éclairer tous les croyants.


lundi 8 juin 2015

en cette soiree d'hommage à jean ferrat

Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9.
Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m'entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L'ange du Seigneur campe à l'entour
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,1-12.
En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 53 ; PL 38, 366 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 516)


« Ils verront Dieu »


Nous voulons voir Dieu, nous cherchons à le voir, nous désirons ardemment le voir. Qui n'a pas ce désir ? Mais remarque ce que dit l'évangile : « Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu ». Fais en sorte de le voir. Pour prendre une comparaison parmi les réalités matérielles, comment voudrais-tu contempler le soleil levant avec des yeux malades ? Si tes yeux sont sains, cette lumière sera pour toi un plaisir ; s'ils sont malades, elle sera pour toi un supplice. Assurément, il ne te sera pas permis de voir avec un cœur impur ce que l'on ne peut voir qu'avec un cœur pur. Tu en seras écarté, éloigné, tu ne verras pas.


Combien de fois le Seigneur a-t-il proclamé des hommes « bienheureux » ? Quels motifs du bonheur éternel a-t-il cités, quelles bonnes œuvres, quels dons, quels mérites et quelles récompenses ? Aucune autre béatitude n'affirme : « Ils verront Dieu ». Voici comment les autres s'énoncent : « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux. Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise. Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde ». Aucune autre, donc, n'affirme : « Ils verront Dieu ».


La vision de Dieu est promise quand il s'agit d'hommes au cœur pur. Cela n'est pas sans raison, puisque les yeux qui permettent de voir Dieu sont dans le cœur. Ce sont les yeux dont parle l'apôtre Paul quand il dit : « Puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur » (Ep 1,18). Dans le temps présent, ces yeux, en raison de leur faiblesse, sont donc illuminés par la foi ; plus tard, en raison de leur vigueur, ils seront illuminés par la vision... « Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. » (1Co 13,12)




Le pape soutient la béatification du P. Dehon, auteur d’écrits jugés antisémites

Recevant en audience des religieux de la congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur, le pape François a souhaité que l’histoire du « quasi bienheureux Dehon » prenne en compte le contexte herméneutique de l’époque.

8/6/15 - 16 H 18
Le P. Léon Dehon
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Le P. Léon Dehon
AVEC CET ARTICLE

Le pape François a expressément souhaité l’aboutissement de la cause de béatification du prêtre français Léon Dehon (1843-1925), fondateur de la congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur, qui avait été bloquée en 2005 en raison de ses écrits antisémites.
Recevant vendredi 5 juin au Vatican 120 religieux de cet institut réunis pour leur chapitre général, le pape a demandé que l’histoire du « quasi bienheureux Dehon » soit étudiée en tenant compte du contexte de l’époque, selon l’agence spécialisée sur le Vatican I.Media.
François a explicitement souhaité que le processus de béatification bloqué depuis dix ans « finisse bien ». Il a estimé que le P. Dehon avait subi une forme « d’humiliation » après sa mort.

BÉATIFICATION BLOQUÉE PAR BENOÎT XVI

Sans jamais les citer, le pape a clairement souhaité que les écrits jugés antisémites du P. Dehon soient placés dans le contexte de l’époque. « C’est un problème d’herméneutique » (interprétation selon le contexte historique), a-t-il confié avant de poursuivre : « On doit étudier une situation historique avec l’herméneutique de l’époque, et pas avec celle d’aujourd’hui. »
Le processus de béatification du P. Dehon avait été bloqué une première fois en 1952 par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Cependant, Jean-Paul II avait officiellement reconnu en avril 2004 un miracle attribué à son intercession, ouvrant la voie à sa béatification. Le prêtre français devait être béatifié le 24 avril 2005 mais la mort du pape polonais ajourna cette célébration.
Benoît XVI fit le choix de ne pas le béatifier après la découverte par l’épiscopat français d’écrits jugés antisémites. Il nomma une commission chargée de faire la lumière sur l’antisémitisme de Léon Dehon.
Le gouvernement français avait fait savoir qu’il n’aurait pas été représenté à cette béatification si celle-ci intervenait. Quant à l’épiscopat français, il avait envisagé de réprouver publiquement cet acte.

NOMBREUX TEXTES AUX ACCENTS ANTISÉMITES

Le P. Dehon, dont les écrits sont facilement accessibles, a eu une activité importante dans l’interprétation et la diffusion de la doctrine sociale de l’Église, alors naissante, dans la foulée de la publication l’encyclique Rerum novarum du pape Léon XIII.
Les textes aux accents antisémites y sont relativement nombreux. Ainsi, dans son« Catéchisme social » de 1898, Léon Dehon écrivait que le peuple juif « a des instincts inéluctables ; il a le Christ pour ennemi. Laissé libre et doué d’un grand talent de spéculation, il a conquis notre or et nous tient asservis. Il tient la presse et fait l’opinion. Il remplit nos grandes écoles publiques et vise à s’emparer de l’administration et de la magistrature. C’est une conquête entamée et déjà bien avancée ».
Les prêtres du Sacré-Cœur de Jésus ou dehoniens avaient fait valoir lors de l’arrêt du processus de béatification de leur fondateur que « cette pensée judéophobe était largement partagée » à l’époque de leur fondateur.
Les 2 200 dehoniens présents dans une trentaine de pays à travers le monde œuvrent principalement dans le domaine social et l’enseignement.

UN ANTIJUDAÏSME DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE

Le Concile Vatican II (1962-1965) avait rompu avec un antijudaïsme inscrit dans les textes liturgiques de l’Église catholique, qui voyait dans le peuple hébreu le peuple « déicide » pour avoir fait crucifier Jésus.
Les derniers papes, dont François, ont beaucoup insisté sur les liens et l’amitié entre chrétiens et juifs.
8/6/15 - 16 H 18

La Documentation catholique

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dimanche 7 juin 2015

« Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, répandu pour la multitude »


Aujourd'hui, nous avons contemplé sur l'autel notre Seigneur Jésus Christ.

Aujourd'hui, nous nous sommes nourris du charbon de feu, à l'ombre duquel chantent les Chérubins (Is 6,2s).

Aujourd'hui, nous avons entendu la voix puissante et douce nous dire :


Ce corps brûle les épines des péchés, il illumine les âmes des hommes.

Ce corps, la femme avec des pertes de sang l'a touché et elle a été délivrée de son infirmité.

Ce corps, à sa vue, la fille de la Cananéenne a été guérie.

Ce corps, la pécheresse s'en est approchée de toute son âme et elle a été délivrée de la fange de ses péchés.

Ce corps, Thomas l'a touché, il l'a reconnu en poussant ce cri : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Ce corps, grand et très haut, est le fondement de notre salut.


Autrefois celui qui est le Verbe et la Vie nous a déclaré :

« Ce sang a été versé pour vous et livré pour la rémission des péchés ».

Nous avons bu, bien-aimés, le sang saint et immortel.

Nous avons bu, bien-aimés, le sang qui a coulé du côté du Seigneur,

qui guérit toute maladie, qui libère toutes les âmes.

Nous avons bu le sang par lequel nous avons été rachetés.

Nous avons été achetés et instruits, nous avons été illuminés.

Regardez, frères, quel corps nous avons mangé !

Regardez, enfants, quel sang nous a enivrés !

Regardez l'alliance conclue avec notre Dieu, de peur de rougir, au jour terrible, au jour du jugement (cf 1Co 11,29).


Qui est à même de glorifier le mystère de la grâce ?

Nous avons été jugés dignes de participer au don.

Gardons-nous jusqu'à la fin, pour entendre sa voix bienheureuse, douce et sainte :

« Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous » (Mt 25,34)...


Bien-aimés, nous célébrons les merveilles du baptême de Jésus (cf Mc 10,38),

sa sainte et vivifiante résurrection,

par laquelle le salut a été donné au monde.

Nous en attendons tous l'heureux accomplissement,

dans la grâce et la bienveillance de notre Seigneur Jésus Christ :

à lui sont la gloire, l'honneur et l'adoration.


mercredi 3 juin 2015

Une prière pour aujourd'hui

Seigneur, je ne résiste plus, je m'abandonne entre tes mains afin de voir le ciel s'ouvrir sur ma vie, amen.