samedi 7 décembre 2013
..."Rechercher Dieu ce n'est pas planer comme un pilote solitaire dans des altitudes nuageuses. C'est plutôt former une caravane qui avance, pas à pas, dans la fatigue et l'aridité du quotidien, mais avec la force que Dieu et les autres nous procurent. Notre marche dans ce désert de l'Avent nous rappelle cela : c'est au milieu de son peuple que Dieu demeure et c'est là qu'Il nous attend...." Amen .
vendredi 6 décembre 2013
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jeudi 5 décembre 2013
Rechercher le sourire de MarieLe psalmiste, percevant de loin ce lien maternel qui unit la Mère du Christ et le peuple croyant, prophétise au sujet de la Vierge Marie que « les plus riches du peuple … quêteront ton sourire »(Ps 45, 13). Ainsi, à l'instigation de la Parole inspirée de l'Écriture, les Chrétiens ont-ils depuis toujours quêté le sourire de Notre Dame, ce sourire que les artistes, au Moyen-âge, ont su si prodigieusement représenter et mettre en valeur. Ce sourire de Marie est pour tous ; il s'adresse cependant tout spécialement à ceux qui souffrent afin qu'ils puissent y trouver le réconfort et l'apaisement. Rechercher le sourire de Marie n'est pas le fait d'un sentimentalisme dévot ou suranné, mais bien plutôt l'expression juste de la relation vivante et profondément humaine qui nous lie à celle que le Christ nous a donnée pour Mère. |
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Benoît XVI, Homélie, Lourdes 2008 | ||
Magnificat (Jean Vanier)
- © Jean Vanier et son ami.
« Dans la mesure où nous nous livrons et donnons à Jésus, il y aura des moments d'aridité et de ténèbres.
Un jour, que Jésus semblait se faire proche à nouveau, dans la prière de Sainte Thérèse d'Avila qui, depuis de nombreuses années, était incapable de prier et était torturée par l'angoisse dans la prière, elle se plaignit à Lui : "Comment cela se fait-il que vous m'ayez laissée si longtemps ?" Et Jésus dit : "C'est ainsi que je traite mes amis". Thérèse répondit : "C'est pour cela que vous en avez si peu !"
Nous devons être prêts à attendre ; nous devons être prêts à entrer dans le monde de l'angoisse, quelque fois même de l'agonie. Mais ce ne sera qu'une préparation à une nouvelle rencontre plus profonde avec Jésus.
Ayant découvert qu'Il m'aime comme je suis, je peux vraiment me montrer tel que je suis : je n'ai pas à m'inquiéter de ce que les gens pensent de moi.
Je peux très bien comprendre que d'autres personnes ne m'aiment pas, parce que je sais combien je suis pauvre et faible. Je n'ai pas peur de reconnaître et partager avec d'autres mes faiblesses, mes incapacités, mes ignorances. [...]
En acceptant notre pauvreté, nous trouvons notre vrai lien avec Jésus et découvrons sa vraie nature. Nous pouvons alors découvrir vraiment notre frère, parce qu'il est, lui aussi, souffrant et faible ; et si je lui montre combien je suis pauvre, il ne sera pas gêné de me montrer combien il est pauvre. Ensemble, nous rendrons grâce à Jésus pour tout ce qu'Il nous a donné parce qu'Il a regardé notre pauvreté. [...]
Et tous ensemble, convaincus de notre faiblesse, nous pourrons dire avec Marie :
"Mon âme magnifie le Seigneur".
Nous pourrons nous réjouir ensemble. C'est magnifique ! Mon esprit peut se réjouir en Dieu mon Sauveur. [...]
Il s'est donné Lui-même à nous, les affamés. Nous venons seulement de découvrir que nous avions faim, que nous avions soif. Seuls ceux qui ont soif peuvent boire à Jésus. »
Un jour, que Jésus semblait se faire proche à nouveau, dans la prière de Sainte Thérèse d'Avila qui, depuis de nombreuses années, était incapable de prier et était torturée par l'angoisse dans la prière, elle se plaignit à Lui : "Comment cela se fait-il que vous m'ayez laissée si longtemps ?" Et Jésus dit : "C'est ainsi que je traite mes amis". Thérèse répondit : "C'est pour cela que vous en avez si peu !"
Nous devons être prêts à attendre ; nous devons être prêts à entrer dans le monde de l'angoisse, quelque fois même de l'agonie. Mais ce ne sera qu'une préparation à une nouvelle rencontre plus profonde avec Jésus.
Ayant découvert qu'Il m'aime comme je suis, je peux vraiment me montrer tel que je suis : je n'ai pas à m'inquiéter de ce que les gens pensent de moi.
Je peux très bien comprendre que d'autres personnes ne m'aiment pas, parce que je sais combien je suis pauvre et faible. Je n'ai pas peur de reconnaître et partager avec d'autres mes faiblesses, mes incapacités, mes ignorances. [...]
En acceptant notre pauvreté, nous trouvons notre vrai lien avec Jésus et découvrons sa vraie nature. Nous pouvons alors découvrir vraiment notre frère, parce qu'il est, lui aussi, souffrant et faible ; et si je lui montre combien je suis pauvre, il ne sera pas gêné de me montrer combien il est pauvre. Ensemble, nous rendrons grâce à Jésus pour tout ce qu'Il nous a donné parce qu'Il a regardé notre pauvreté. [...]
Et tous ensemble, convaincus de notre faiblesse, nous pourrons dire avec Marie :
"Mon âme magnifie le Seigneur".
Nous pourrons nous réjouir ensemble. C'est magnifique ! Mon esprit peut se réjouir en Dieu mon Sauveur. [...]
Il s'est donné Lui-même à nous, les affamés. Nous venons seulement de découvrir que nous avions faim, que nous avions soif. Seuls ceux qui ont soif peuvent boire à Jésus. »
Jean Vanier, "Disciple de Jésus", Fleurus, Paris, 1977.
Prière du pèlerin de la montagne.
Seigneur Jésus,
Toi qui as fait un si long déplacement d'auprès du Père
pour venir planter ta tente parmi nous;
Toi qui es né au hasard d'un voyage,
et as couru toutes les routes,
celle de l'exil, ...
celle des pèlerinages,
celle de la prédication:
Tire-moi de mon égoïsme
et de mon confort,
fais de moi un pèlerin.
Seigneur Jésus,
Toi qui as pris si souvent
le chemin de la montagne,
pour trouver le silence,
retrouver le Père;
pour enseigner tes apôtres,
proclamer les béatitudes;
pour offrir ton sacrifice,
envoyer tes apôtres,
et faire retour au Père,
attire-moi vers en haut,
fais de moi un pèlerin de la montagne.
A l'exemple de Saint Bernard,
j'ai à écouter ta parole,
j'ai à me laisser ébranler par ton amour.
Sans cesse tenté de vivre tranquille,
Tu me demandes de risquer ma vie,
comme Abraham, dans un acte de foi.
Sans cesse tenté de m'installer,
Tu me demandes de marcher en espérance
vers Toi le plus haut sommet
dans la gloire du Père.
Créé par amour, pour aimer,
fais, Seigneur, que je marche,
que je monte, par les sommets
vers Toi, avec toute ma vie,
avec tous mes frères,
avec toute la création,
dans l'audace et l'adoration.
Amen
Seigneur Jésus,
Toi qui as fait un si long déplacement d'auprès du Père
pour venir planter ta tente parmi nous;
Toi qui es né au hasard d'un voyage,
et as couru toutes les routes,
celle de l'exil, ...
celle des pèlerinages,
celle de la prédication:
Tire-moi de mon égoïsme
et de mon confort,
fais de moi un pèlerin.
Seigneur Jésus,
Toi qui as pris si souvent
le chemin de la montagne,
pour trouver le silence,
retrouver le Père;
pour enseigner tes apôtres,
proclamer les béatitudes;
pour offrir ton sacrifice,
envoyer tes apôtres,
et faire retour au Père,
attire-moi vers en haut,
fais de moi un pèlerin de la montagne.
A l'exemple de Saint Bernard,
j'ai à écouter ta parole,
j'ai à me laisser ébranler par ton amour.
Sans cesse tenté de vivre tranquille,
Tu me demandes de risquer ma vie,
comme Abraham, dans un acte de foi.
Sans cesse tenté de m'installer,
Tu me demandes de marcher en espérance
vers Toi le plus haut sommet
dans la gloire du Père.
Créé par amour, pour aimer,
fais, Seigneur, que je marche,
que je monte, par les sommets
vers Toi, avec toute ma vie,
avec tous mes frères,
avec toute la création,
dans l'audace et l'adoration.
Amen
"Dieu nous enseignera ses chemins et nous suivrons ses sentiers "
Le Pape François vient de faire un beau cadeau à notre diocèse de Valence en publiant "La joie de l’Evangile", texte qui est le fruit du Synode romain d’octobre 2012 sur la Nouvelle évangélisation.
Par ce long message, il veut trouver les paroles pour encourager une période évangélisatrice plus fervente, joyeuse, généreuse, audacieuse, pleine d’amour profond, et de vie contagieuse.
Cet encouragement est particulièrement pour nous drômois puisqu’en attente d’un évêque, la préparation du synode doit être encore plus intense. C’est le temps de multiplier les équipes synodales pour, grâce au carnet de route et jusqu’à Pâques 2014, faire des propositions pour l’évangélisation aujourd’hui dans la Drôme.
Ce temps de jachère que nous vivons est une occasion formidable pour affuter les socs de charrue et les faucilles afin d’être prêts pour nous mettre à l’ouvrage avec notre nouveau pasteur.
Car, comme l’écrit le Pape François, "Tout le peuple de Dieu annonce l’Evangile… Nous sommes tous des disciples-missionnaires". C’est donc de la responsabilité de chacun, fidèle laïc, diacre ou prêtre, de favoriser pendant les quatre mois qui nous restent une bonne phase préparatoire du synode.
D’elle dépend un bon accueil de notre nouvel évêque, d’elle dépend notre volonté à être disciple-missionnaire, par elle, comme le prophète Isaïe nous le rappelle dans la lecture de ce premier dimanche de l’Avent, "Dieu nous enseignera ses chemins et nous suivrons ses sentiers".
P. Pierre CHARIGNON
Administrateur diocésain de Valence
Par ce long message, il veut trouver les paroles pour encourager une période évangélisatrice plus fervente, joyeuse, généreuse, audacieuse, pleine d’amour profond, et de vie contagieuse.
Cet encouragement est particulièrement pour nous drômois puisqu’en attente d’un évêque, la préparation du synode doit être encore plus intense. C’est le temps de multiplier les équipes synodales pour, grâce au carnet de route et jusqu’à Pâques 2014, faire des propositions pour l’évangélisation aujourd’hui dans la Drôme.
Ce temps de jachère que nous vivons est une occasion formidable pour affuter les socs de charrue et les faucilles afin d’être prêts pour nous mettre à l’ouvrage avec notre nouveau pasteur.
Car, comme l’écrit le Pape François, "Tout le peuple de Dieu annonce l’Evangile… Nous sommes tous des disciples-missionnaires". C’est donc de la responsabilité de chacun, fidèle laïc, diacre ou prêtre, de favoriser pendant les quatre mois qui nous restent une bonne phase préparatoire du synode.
D’elle dépend un bon accueil de notre nouvel évêque, d’elle dépend notre volonté à être disciple-missionnaire, par elle, comme le prophète Isaïe nous le rappelle dans la lecture de ce premier dimanche de l’Avent, "Dieu nous enseignera ses chemins et nous suivrons ses sentiers".
A Valence, le 1er décembre 2013
P. Pierre CHARIGNON
Administrateur diocésain de Valence
dimanche 1 décembre 2013
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